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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 07:59

Temple citadelle où s’élabore l’alchimie du divin, une centrale énergétique ou convergent en permanence les forces de l’univers, indispensable point de rencontre entre  ciel et terre qui permet à l’homme de se transcender et d’entrer en contact avec la parcelle divine enfouie en lui, "les textes des pyramides" affirment que le véritable naos est le cœur de l'homme.

Toute l’architecture du Temple est au service de cette seule réalité, capter le divin et l’entraîner à fusionner avec les êtres et les choses. Le Temple est au centre d’un cercle émetteur qui répand des ondes bénéfiques autour de lui, dans chaque cellule vivante de l’infiniment petit à l’infiniment grand, il repousse le chaos et assure la victoire de l’ordre, symboliquement il est la butte primordiale où s’est manifesté la vie la première fois.

Le Temple est inspiré par la connaissance exacte des rythmes et pulsations du divin, il a une âme dans l’invisible et un corps dont les membres sont les salles les portes et les colonnades, chapelles et paroies ou chantent les hiéroglyphes, c’est le livre de Thot où sont consignés et codifiés les arcanes de toute réalité mystique. Pour le bâtir, on est obligé de tenir compte des" quatre Orients  et des deux pôles, soit, six Orientations.

*Ntr : énergie divine en action, ils sont inscrits dans tous les éléments de la nature y compris dans l’organisme psychophysique.

 Entrée dans le temple :

La porte se dit SBA(mot qui signifie aussi connaissance) et une frise de cobra se dresse pour cracher leur flamme contre les profanateurs. C’est une frontière  ophiomorphe entre les mondes existant et le non existant. La pierre du seuil est souvent un réemploi car elle a été sacralisée par l’usage. Deux autres serpents s’enroulent autour d’une tige de lotus et de papyrus, marquant l’ancrage tellurique du monument.
Les murs d’enceinte :

Les lits de briques qui le protègent sont irréguliers, organisés en de vastes ondulations qui reproduisent, les vagues de l’océan primordial, la première vibration de la vie.

    Le lac Sacré :

L’eau étant indispensable à la rituélie chaque temple possède un lac carré ou rectangulaire, il apprend la maîtrise de l’eau et celle du temps (clepsydre) ses eaux sont issues du Noun.  L’image du soleil nocturne, qui plonge dans le Noun, les prêtres avant chaque rituel s’immergeaient dans les eaux sacrées, reflet du Nil céleste les prêtres utilisent son eau au cour de leurs pratiques théurgiques.

A Karnak, la barque du dieu traversait le lac en diagonale pour se diriger vers le lieu de renaissance, focalisé par le scarabée Khépri, c’est le domaine d’Ousir complémentarité d’Atoum.
 Les Pylônes : Bekhent

Sont deux énormes tours trapézoïdales(apparues dans l’Ancien empire dans le complexe du roi Niousserê) défendant l’accès du Temple symbolisant la montagne Orientale en correspondance avec Isis et la montagne d’Occident en correspondance avec Nephtys. Chaque matin le soleil se lève entre ces deux Bekhetn où se déploie le logos, le disque ailé, aimantant la lumière et projetant sur le sol l’ombre ou Khaîbit du Temple.

Les Obélisques : Tekhen

A partir du Moyen Empire, les souverains dressèrent des obélisques, toujours en granit, ces monolithes sont des symboles solaires dont la mission est de repousser les forces négatives loin de l’enceinte sacrée. Leur orientation est codifiée avec précision. La face Est décrit le parcours solaire du roi pendant les 12 heures du jour, c’est l’aspect énergétique du fils de Rê, la face tournée vers l’Oust, vers la nécropole décrit les heures de la nuit, la destinée du roi dont la vocation éternelle est d’être assimilée aux forces des cycles de l’univers. Elles évoquent aussi le Benben (la butte primordiale au dessus du Noun) pétrifiant le premier soleil dans le granit. Son nom est Tekhenou qui se rapporte à l’idée de transmutation.

Schwaller de Lubicz écrit :
"Ils vont chercher dans le ciel le feu régénérateur du Temple ; le maître y écrira les lois qui font graviter le monde".

 La Cour à Portique

Derrière les pylônes montagne, c’est une vaste cour entourée de colonnes sur trois cotés et ouverte à l’air libre, celui qui pénètre dans ce lieu voit se découper dans l’espace délimité par l’architecture la partie du ciel avec laquelle il est en résonance profonde. Cet espace s’organise à partir d’un centre matérialisé souvent par un autel d’albâtre carré qui est la pierre cubique, la première phase de l’œuvre. C’est la rencontre avec la notion de vide

 La Salle Hypostyle :

C’est le domaine ésotérique du Temple, le temple couvert, c’est le cœur Hatydu temple, le marécage des origines ou l’esprit circule sans bruit dans les fourrés de papyrus, la foret de l’inconscient, le labyrinthe véritable où le myste attend l’inspiration qui va descendre du haut des chapiteaux épanouis.  Les égyptiens nomment cette salle Wadjet(celle des plantes vertes)L’égyptien antique les considérait comme vivantes, susceptibles de lui parler par télépathie. Aux austères colonnes géométrique de l’ancien Empire ont succédées au moyen et nouvel empire des colonnes plantes aux chapiteaux en forme de lotus, papyrus, groupées en bosquets denses, elles sont l’image de la forêt primordiale. Groupées en bosquets denses ces "ouadjyt"(celles des plantes vertes) dissimulent l’entrée du sanctuaire, et contribuent par le magnétisme qu’elles dégagent à attirer le divin  sensible aux parfums et à la beauté originelle.

  Le Pronaos :

C’est la frontière de l’invisible, un microcosme chargé de défendre l’espace divin tout en le situant concrètement dans l’univers, ici sont déposées les offrandes des hommes restés à l’extérieur et dont l’énergie monte vers les  narines du dieu, contribuant à son éveil. Pendant le rituel dans ce sas neutre, pharaon abandonne ici ses dernières impuretés qui le rendraient indigne du NTR. Non loin la salle de la barque où repose la nef  chargée de l’étincelle divine, quand elle voyage à travers les fidèles pour les  sanctifier.

 Le Naos :

Le nom hiéroglyphique est Aat, "le grand Siège" la terre consacrée, l’île sainte, il est à lui seul une entité complète, le premier élément construit et mis en place, le Temple proprement dit. Ici s’opère l’alchimie de l’invisible. C’est la source, la cohésion, l’envol, le centre du cercle. A l’intérieur toujours plongé dans la pénombre se dresse le tabernacle de pierre, derrière les portes, sur un socle dont la forme évoque la première lettre de Maat se tient la statue cultuelle, image vivante du dieu, chair magnifiée, concentré en fusion et permanentes métamorphoses. Il est dans l’obscurité totale et sert de relais dynamique entre les puissances célestes et l’humaine précarité. Sur lui se concentre toute l’efficacité des rituels

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Nefer Hotep

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