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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 17:39

La première cataracte du Nil, lieu de rêves, hors du monde, aswan.JPGles berges vertes sont léchées par le sable rouge du désert. Ici, le ciel se reflète sur la terre, ici, la terre a un miroir, Hapy, Neter du Nil qui crache son flot fécond.

Vif, tortueux, il imbibe Aswan, c’est là que les Anciens venaient puiser l’eau pure pour abreuver leurs rituels, on dit d’ailleurs que quiconque a bu l’eau du Nil reviendra toujours s’abreuver dans ce lieu fauve traversé d’odeurs sucrées et de chants d’oiseaux.

Je ne risque plus rien, je suis déjà ancrée, immergée dans cette terre, aussi ai-je bu l’eau de la première cataracte, âpre, fraîche, comme celle des torrents de montagne. Quelques felouques déploient leurs ailes et s’emblent voler sur les flots de cette eau miroir, le temps ici n’existe pas, le vent léger chaud du désert caresse nos visages et passe ses doigts légers dans nos chevelures éparpillées, les rochers noirs sculptés par l’eau divine et le sable rouge du désert se détachent dans un ciel blanc laiteux saturée de chaleur.
Quelques îles, images d’émergence du premier tertre primordial, accueillent un petit Thot blanc, îles reposoirs, réceptacles de la vie, horizon pour le soleil couchant qui viendra s’y noyer, îles espaces clos isolés du monde, îles matrices cernées par les eaux amniotiques. Ile isiaque de Philae, maintenant dérivant sur les eaux du grand barrage. Isis sauvée des eaux, qu’avons-nous sauvé, il reste bien sûr la mémoire des pierres, elles vous racontent, mais elles ont perdu leurs racines. Philae ne montre pas sa souffrance au premier abord, elle est pudique, elle est silence, son Temple est érigé sur la patience, la persévérance et la discipline. Isis est au-delà, elle a dépoyé ses ailes et a repris sa quête . Nous sommes ses enfants perdus, qui viennent s’unir à elle dans le cœur oublié de la mémoire de Philae pour féconder notre être. Ici, dans ce qui nous reste d’hier nous pouvons comtempler les traces de son pouvoir sacré. Bes moqueur prend nos mains et entamme une sarabande, il essaie de perdre ceux qui sont pris dans les lourdeurs de leur matière, musique, bruits essences ennivrantes tout est fait pour détourner l’inconstant du cœur de la pierre.

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Nefer Hotep

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  • : Ballade sur les routes de l'Egypte, l 'Ombre et la Lumière de la terre de Kemet, sa spritualité.
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