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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 08:34

IIIe  dynastie

Base : 121 m x 109 m 

Hauteur : 62 mètres

 

C’est en 2680 ans avant JC qu’un homme reconnu aujourd’hui comme un génie, Imhotep eut l’idée de construire la première pyramide, une pyramide-mère, c’est-à-dire la pyramide à degrés.

Nous sommes alors sous le règne du roi Djoser (IIIe dynastie), un règne de paix.

Ce règne marque un tournant important, le début de l’Ancien Empire qui annonce la brillante époque des pyramides. Djeser et Imhotep découvrent les premiers, la pierre de taille comme matériau de construction et sont par conséquent considérés comme les créateurs de l’architecture monumentale.

A partir de là, les monuments ainsi édifiés scellent d’une manière formelle et symbolique la monarchie égyptienne et ses structures. Dans les monuments et les cours construits en pierre, et par-là même "éternels ", le roi divinisé se veut et se doit de sanctifier la missions essentielle qui lui a été conférée de son vivant, lors de son intronisation, à savoir le maintien grâce aux cultes et aux rites, de l’ordre universel instauré par les dieux. Sa déification au travers de la mort lui vaut cette charge éternelle. Cela explique pourquoi chaque pharaon est tenu d’édifier son propre complexe funéraire et sa propre pyramide, modèle de la capitale et de l’Egypte éternelle de l’au-delà.

 Djoser a réussi par son œuvre, à abolir les distances entre la tombe royale d’Abydos en Haute Egypte et la nécropole de la capitale en Basse Egypte. Il a réuni avec harmonie et en un même complexe, les diverses formes issues de paysages et de traditions différentes.

 

Le complexe funéraire de Djoser

Ce complexe funéraire de 540 m de long et 278 m de large est la construction monumentale la plus ancienne du monde, entièrement bâtie en pierre de taille.

Le site choisi par Djoser et Imhotep se trouve en bordure du désert, à l'ouest de Memphis, la capitale de l'Empire pharaonique. L'aire rectangulaire était délimitée par un mur d'enceinte dont le périmètre est de 1,5 kilomètre ; sa façade extérieure qui reproduisait le modelé habituel des palais et mastabas s'élevait à une hauteur de 10 mètres. Quatorze grandes portes interrompaient le rythme de cette enceinte, mais une seule constituait la véritable entrée, les autres étaient factices.
A l'intérieur de cette enceinte sacrée, Imhotep érigea de nombreux bâtiments ; le tumulus recouvrant les chambres funéraires du roi et des membres de sa famille conservaient l'aspect du mastaba classique, bien que son plan soit carré ; il s'élevait initialement à 7,9 mètres de haut et se trouvait donc dissimulé derrière le mur d'enceinte. Ce noyau central devint finalement une pyramide de pierres blanches à six degrés inégaux, haute de 62 mètres, sur une base de 121 x 109 mètres. Les blocs qui la constituaient, étaient emboîtés et posés sur un lit de pierres inclinées vers l'intérieur donnant une grande stabilité à l'ensemble. Des réserves à provisions et de mobiliers étaient dissimulées dans des chambres sous la pyramide et dans des magasins situés au-dessus du sol du côté ouest. Il y avait deux entrées : l’une dans la face nord, l’autre sous le pavement du temple funéraire du nord. Le serdab devant le mur Est contenait la radieuse statue du Ka du roi.

Avec cet ensemble, le roi Djeser disposait d'un lieu unique pour être enterré à la fois comme roi de Haute Egypte et roi de Basse Egypte. Le tombeau sud était un mastaba dont la chapelle associée comportait des murs extérieurs avec une frise de cobras. Le portail d'entrée menait à une allée bordée de quarante colonnes fasciculées engagée dans les murs afin de former des niches dont certaines abritaient peut-être des statues de rois, comme celle du roi marchant sur les neuf arcs. Cette allée menait à une vaste cour qui s'étendait entre la pyramide et la tombe sud.

La cour du jubilé ou Heb-Sed est flanquée à l'est et à l'ouest d'une rangée de chapelles. Ces constructions devaient contenir les divinités des différents nomes venues assister aux cérémonies. Chaque chapelle comprenait une alcôve abritant la statue de la divinité.

"Les maisons du sud et du nord "se dressaient dans les cours voisines ; elles figuraient vraisemblablement les palais de Djeser, roi de Basse et de Haute Egypte.

 

La pyramide à degrés n’est pas tombeau du roi mais la demeure de son Ka,  un palais d’éternité.

Sous la pyramide, de même que sous le tombeau du Sud, à près de 30 m de profondeur sont aménagées des salles et des couloirs dont les différentes sections, leur architecture et leur mobilier imitent le palais du roi. On y a retrouvé 35 000 pièces de vaisselle de pierre, parfois gravées au nom de rois antérieurs à Djeser.

.Dans les chambres recouvertes de faïence bleue figurant le ciel nocturne, le Ka du roi accomplit pour l’éternité les rites du renouvellement des forces royales (Heb-Sed).

Djoser n’atteignit pas sa 30e année du règne et ne put célébrer la Fête Heb-Sed.

Photos: la pyramide de Djoser, l'entrée de Saqqara

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commentaires

Un passant 06/02/2016 17:24

L'auteur Sandrine Desse, dans son roman, L'histoire proscrite, propose une théorie assez intéressante à ce sujet:
"...Ebloui, Cyril caressa respectueusement la pierre du
Sphinx. Tout à son bonheur, il en oublia les hommes
armés qui les escortaient. Alexis le couvait d’un regard
souriant. Dominique, en sueur, peinait à les suivre. Son âge
et son poids ne s’accommodaient pas à cette torride
chaleur.
« – Je suis en train de crever d’avoir fait trois pas et tu
voudrais me faire croire que ce sont des humains qui ont
construit ça ? Si c’était le cas, il y aurait plus de squelettes
que de grains de sable, ici ! Alexis lui tapota doucement le
ventre du bout de son index.
– Cher ami, je pense que le principal secret réside dans
une nourriture moins riche…
– Ils étaient sensés porter bien plus sur leur dos que
moi sur le ventre… Bon Dieu, je suis en train de cuire !
Cyril lui lança un regard incrédule, puis son visage
s’illumina.
– Si ça a l’air impossible, c’est qu’ils ne l’ont pas fait.
L’explication la plus logique est toujours la plus proche de
la vérité. Les théories les plus folles circulent pour
expliquer le mode de construction de ces monuments. Une
des théories qui fâchent le plus les égyptologues est celle de
la pierre réagglomérée à partir de calcaire désagrégé émise
par Joseph Davidovits en 1978. Et pourtant, les dernières
recherches scientifiques tendent à lui donner raison,
d’autant plus que le calcaire argileux est naturellement
présent sur les lieux de la construction. Sa théorie visait à
trouver une réponse pratique aux difficultés liées au
transport, au levage ou à l’ajustement très serré des blocs,
ainsi qu’à d’autres questions réputées insolubles comme la
fabrication des statues et des vases de pierre dure aux
formes fines et à l’aspect de surface soigné qui semblent
impossibles à réaliser par des méthodes de taille, surtout à
une époque où l’outillage était essentiellement de pierre et
de cuivre. Joël Bertho va dans ce sens en affirmant que
d’importants blocs de pierres concaves et convexes
s’assemblent parfaitement au millimètre près ce qui est
impossible à faire en taillant les pierres. Avec une
extraordinaire mauvaise foi, Jean-Claude Golvin a retoqué
ces théories en répondant que la provenance de toutes les
sortes de pierres constituant les pyramides est parfaitement
connue, les pierres des assises étant en calcaire silicieux
provenant de Gizeh même où les carrières sont encore
visibles, le parement venant de Tourah et le granite des
chambres funéraires étant issu des carrières d’Assouan. Il
ajoute en conclusion qu’il ne voit pas pourquoi les
Egyptiens se seraient compliqué la tâche en fabriquant de
la pierre alors qu’ils en avaient à revendre. On pourrait lui
répondre en lui disant qu’ils l’ont fait pour les mêmes
raisons que nous préférons utiliser aujourd’hui le béton
pour nos constructions. Ça facilite la manutention, et ça
améliore l’étanchéité et la solidité de la structure. Mais si je
crois que Davidovits a raison sur le principe, je crois qu’il
se trompe sur la méthode. Il est compliqué de trouver de
l’eau dans le désert, or c’est un élément essentiel pour
agglomérer la poudre de calcaire et un liant quelconque.
Par contre, le soleil est généreux… Avez-vous entendu
parler du four solaire d’Odeillo ? Grâce à lui, on peut
obtenir en quelques secondes des températures supérieures
à 3500°C. Pour en construire un, il suffit de savoir
fabriquer des miroirs. Or, on en a régulièrement retrouvé
dans les sépultures. Et le calcaire entre en fusion à 840°C
seulement. Ce sont bien des pierres moulées. Fondues et
moulées. Ces hommes ne se sont pas inutilement épuisés à
transporter ces pierres monumentales. Ils ont tout
simplement transporté des sacs de poudre calcaire jusqu’au
four solaire et les ont fondus puis moulés directement sur
place, un peu comme nous le faisons avec une
bétonnière…
– Enfin, Cyril, on ne peut pas faire fondre une roche…
Objecta doucement Dominique.
– Ah, c’est nouveau, ça ! Et le magma, c’est quoi, à
votre avis ? De la roche fondue ! Ils n’étaient pas plus bêtes
que nous, nos anciens… Il n’y a aucune raison qu’ils
n’aient pas compris ce phénomène naturel. J’en veux pour
preuve qu’une étude paléomagnétique des deux grandes
pyramides d’Egypte a été récemment menée. Elle est basée
sur l’hypothèse que si les blocs ont été fabriqués in situ par
agglomération leurs moments magnétiques auraient été
tous parallèles, orientés à peu près dans la direction nordsud.
Toutefois, si les pyramides ont été construites à partir
de blocs naturels, extraits et transportés depuis les carrières
voisines, ayant subi une rotation aléatoire au cours du
transport et de la construction, alors les directions de leurs
moments magnétiques seraient orientées au hasard.
L’étude conclut que les paléodirections des trois
échantillons présentent l’orientation commune nord-sud,
ce qui permet de penser qu’ils ont été effectivement
produits in situ.
– Je veux bien, Cyril, mais si le revêtement des
pyramides est effectivement en calcaire, si on le soumet à
une décharge électromagnétique, elles tombent en
poussière. Remarqua Alexis.
– Le docteur Philip Callahan a mesuré le calcaire qui
couvre la grande pyramide. Il est diamagnétique. Le granit
rose utilisé à l’intérieur du bâtiment est en revanche l’une
des substances les plus paramagnétiques qui existent. C’est
un sarcophage efficace contre le magnétisme et qui permet
de protéger les matériaux du monument. Il n’est d’ailleurs
pas exclu que des grains de silice aient été volontairement
ou accidentellement mélangés en quantité infinitésimale
au calcaire en fusion, l’émaillant de petits morceaux de
verre qui est un bon isolant si je ne m’abuse.
– Vous avez raison, mais je ne vois pas de traces de
verre autour de nous. Un four d’une puissance telle qu’il
permet la fusion du calcaire aurait transformé le sable qui
l’entourait en verre et nous en aurions des traces visibles !
– Et le verre lybique ! Il y en a 6500 km carrés… Que
vous faut-il de plus ?
– Le désert lybique… Ce n’est pas à côté ! Ça ne plaide
pas en faveur de la fusion et du moulage in situ…
– Je vous le répète : ne les prenez pas pour des idiots,
ces Egyptiens ! Ce verre lybique n’est pour moi que la
preuve qu’ils ont testé leur méthode et leur matériel avant
de passer aux choses sérieuses. On n’a pas construit la
première bétonnière sur le chantier de l’Empire State
Building, nous !
– Alors pourquoi n’y a-t-il pas de verre autour des
pyramides ?
– Parce que le four n’était pas au sol, tout simplement.
Puisqu’il est communément admis qu’ils maîtrisaient l’art
des échafaudages… Je ne vois pas ce qu’il y a d’impossible
à cela…
– CQFD ! Conclut Dominique en lui donnant une
grande bourrade dans l’épaule...."

Nefer Hotep

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