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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 20:21

Les grandes pyramides sont des monuments élevés par la foi du peuple, par des travailleurs non opprimés, mais animés d’un immense enthousiasme religieux, au même titre que les cathédrales gothiques. Les légions des constructeurs de pyramides n’étaient ni des esclaves, ni des prisonniers de guerre « soumis à une tyrannie sanglante » mais elles se composaient de paysans, de bergers, d’artisans groupés autour de surveillants et de contremaîtres, tous plus ou moins initiés à l’œuvre architecturale en cours de réalisation.

Les égyptologues s’accordent pour affirmer « que le niveau de la morale régnante au temps des pyramides était exceptionnellement élevé ». La foi ne s’adressait pas uniquement à la personne du roi défunt, elle s’adressait à l’âme humaine tout court, à l’âme déifiée, à la propre âme du travailleur peinant, à l’âme et à son devenir. La pyramide est considérée comme le monument par excellence élevé à la gloire de l’âme.

On se pose toujours beaucoup de questions sur la construction de ces pyramides. Aucun document, aucune trace des procédés n’a été retrouvé. Cela s’explique par le fait que l’art de bâtir faisait partie d’enseignement initiatique dispensé à Memphis dans le temple de Ptah qui était transmis oralement sur la règle du secret, de maîtres à disciples.

 

Quelques repères

Pour l’instant, on situe les pyramides, de la IIIe à la XIIIe dynastie, c’est-à-dire  de 2700  à 1785 avant JC. Il existe environ 80 pyramides qui s’étendent sur un rayon de 100 km, entre Abou Roach au nord et Méïdoun au sud. Il faut ajouter à cette aire, l’oasis du Fayoum où les rois du Moyen Empire firent édifier leurs propres pyramides.

 De l’Ancien au Moyen Empire, on trouve 67 tombeaux en forme de pyramides.
Les égyptologues pensent que sous l’Ancien Empire, 43 pyramides ont été construites :

                                                   24 pyramides de rois

                                                   19 pyramides de reines

Actuellement, à Saqqarah, on a retrouvé 10 pyramides de  rois et 9 de reines datant de l’Ancien Empire.

 Les constructions

A la IIIe dynastie (-2680 BC), le roi Djoser va faire construire la première pyramide qui fera 540  m de long et 278 m de large.

 A la IVe dynastie, le roi  Snefrou  (Sen Nefer : le deux est parfait) se fait construire 3 pyramides :

Une à Meïdoun, deux à Dachour dont une romboïdale avec deux systèmes d’appartements à l’intérieur.

 A la fin de la IVe dynastie, sont construites les pyramides de Kheops, Khephren,  Mykérinos.

 Puis, à la Ve dynastie, est construite la pyramide d’Ounas avec les premiers textes religieux de l’humanité.

 A la fin de la Ve dynastie, c’est sur le site d’Abousir que sont construites les pyramides de Sahouré, de Neferirikarê, de Rêneferef, et de Niouserrê.

 A la VIe dynastie, les pyramides de Pépy 1er, Pépy II, et de Têti, pyramides plus petites mais également avec des textes religieux gravés sur les parois.

 LES SYMBOLES DE LA PYRAMIDE

 L’origine du mot « pyramide » est grecque (le triangle ressemble à un pain grec appelé pyramidion) mais les Egyptiens appelaient la pyramide : MER  qui est une translittération hiéroglyphique.

 

Le hiéroglyphe Mr  correspond à :

                            - un canal d’irrigation (fluide de vie qui circule)

                            - à l’hoyau, instrument pour travailler la terre

                            - au verbe aimer (meri)

                            - au verbe monter.

 

1er symbole =       montagne primordiale,  la butte qui symbolise le Noun.

                            île, caverne d’initiation, temple
                            C’est un lieu rituel  et initiatique. Un lieu saint, demeure des dieux                   

                            La pyramide traduit à la fois l’orient et l’occident                                

 

2e symbole           escalier qui permet l’ascension vers le ciel

                            la pyramide est construite sur un carré

                            4 triangles = Sirius est le triangle (Soped)

                            le pyramidion est chargé de capter les énergies célestes et de les faire descendre dans                             la pyramide

 

3e symbole           l’athanor

                            donne l’éternité

 

La pyramide est parfois appelée le « ka » de l’univers.

 La pyramide est un monument sacré

La pyramide égyptienne est le symbole de « l’horizon occidental » aussi bien que celui de la colline primordiale d’où sortit le dieu Soleil au début des temps. C’est une « maison divine »  : « On offre cette pyramide, cette maison divine, au roi. pour son Ka …, enveloppe est pour le roi …, pour son Ka, comme pur est cet œil d’Horus ».

La pyramide égyptienne recevait un culte. Par sa place, elle appartient à l a partie la  plus secrète, la plus intime, la plus sacrée de l’ensemble funéraire des tombes royales.

 La montagne, habitation des dieux

Le sommet de la pyramide était assimilé à celui de la montagne sacrée car il rassemble en lui toute la sainteté représentée par la montagne elle-même. Ce sommet est la demeure des dieux entre la terre et le ciel, accessible aux mortels.

Au sommet de la montagne sacrée, le soleil se lève et se couche. Il faut se rappeler que pour les Egyptiens, la montagne est aussi l’habitation « des favorisés de Rê », des illuminés-initiés.

La montagne et la colline désignent la renaissance accomplie de l’âme.

Le Soleil naît chaque jour à la montagne de l’Orient qui est appelée la « montagne de l’enfantement au ciel », de la renaissance.

Les dieux fréquentaient le sommet de la pyramide. Ce sommet invite d’ailleurs à l’escalade. Le défunt, muni de son  bâton escalade aussi la montagne de l’Amentit (ouest). Rê lui-même rampe sur la montagne. Il s’y purifie avant de paraître.

 La pyramide disait A. Piankoff, fut un rayon de Soleil pétrifié, une échelle divine par laquelle le roi mort espère monter vers le ciel. Dans la pyramide d’Ounas qui est une tombe, il est dit : « le roi Ounas est enseveli dans un rayon de soleil ».

Les gradins, selon J.P. Lauer figurent peut-être l’escalier symbolique par où l’âme du roi devait s’élever après sa mort, vers son père Rê, le soleil… Il est dit dans un texte du Livre des Morts que l’âme monte au ciel sur un rayon de lumière.

 La pyramide à degrés est un escalier

    Le hiéroglyphe du double escalier est le symbole du  haut lieu, de l’ascension, de la montée, du verbe monter. L’escalier simple ou double symbolise la colline primordiale. De là, l’égyptologue suisse Gustave Jéquier a suggéré que la pyramide à degrés était un escalier double formant un immense tertre comme la colline primordiale, la première terre.


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commentaires

Un passant 06/02/2016 15:07

L'auteur Sandrine Desse, dans son roman, L'histoire proscrite, propose une théorie assez intéressante à ce sujet:
"...Ebloui, Cyril caressa respectueusement la pierre du
Sphinx. Tout à son bonheur, il en oublia les hommes
armés qui les escortaient. Alexis le couvait d’un regard
souriant. Dominique, en sueur, peinait à les suivre. Son âge
et son poids ne s’accommodaient pas à cette torride
chaleur.
« – Je suis en train de crever d’avoir fait trois pas et tu
voudrais me faire croire que ce sont des humains qui ont
construit ça ? Si c’était le cas, il y aurait plus de squelettes
que de grains de sable, ici ! Alexis lui tapota doucement le
ventre du bout de son index.
– Cher ami, je pense que le principal secret réside dans
une nourriture moins riche…
– Ils étaient sensés porter bien plus sur leur dos que
moi sur le ventre… Bon Dieu, je suis en train de cuire !
Cyril lui lança un regard incrédule, puis son visage
s’illumina.
– Si ça a l’air impossible, c’est qu’ils ne l’ont pas fait.
L’explication la plus logique est toujours la plus proche de
la vérité. Les théories les plus folles circulent pour
expliquer le mode de construction de ces monuments. Une
des théories qui fâchent le plus les égyptologues est celle de
la pierre réagglomérée à partir de calcaire désagrégé émise
par Joseph Davidovits en 1978. Et pourtant, les dernières
recherches scientifiques tendent à lui donner raison,
d’autant plus que le calcaire argileux est naturellement
présent sur les lieux de la construction. Sa théorie visait à
trouver une réponse pratique aux difficultés liées au
transport, au levage ou à l’ajustement très serré des blocs,
ainsi qu’à d’autres questions réputées insolubles comme la
fabrication des statues et des vases de pierre dure aux
formes fines et à l’aspect de surface soigné qui semblent
impossibles à réaliser par des méthodes de taille, surtout à
une époque où l’outillage était essentiellement de pierre et
de cuivre. Joël Bertho va dans ce sens en affirmant que
d’importants blocs de pierres concaves et convexes
s’assemblent parfaitement au millimètre près ce qui est
impossible à faire en taillant les pierres. Avec une
extraordinaire mauvaise foi, Jean-Claude Golvin a retoqué
ces théories en répondant que la provenance de toutes les
sortes de pierres constituant les pyramides est parfaitement
connue, les pierres des assises étant en calcaire silicieux
provenant de Gizeh même où les carrières sont encore
visibles, le parement venant de Tourah et le granite des
chambres funéraires étant issu des carrières d’Assouan. Il
ajoute en conclusion qu’il ne voit pas pourquoi les
Egyptiens se seraient compliqué la tâche en fabriquant de
la pierre alors qu’ils en avaient à revendre. On pourrait lui
répondre en lui disant qu’ils l’ont fait pour les mêmes
raisons que nous préférons utiliser aujourd’hui le béton
pour nos constructions. Ça facilite la manutention, et ça
améliore l’étanchéité et la solidité de la structure. Mais si je
crois que Davidovits a raison sur le principe, je crois qu’il
se trompe sur la méthode. Il est compliqué de trouver de
l’eau dans le désert, or c’est un élément essentiel pour
agglomérer la poudre de calcaire et un liant quelconque.
Par contre, le soleil est généreux… Avez-vous entendu
parler du four solaire d’Odeillo ? Grâce à lui, on peut
obtenir en quelques secondes des températures supérieures
à 3500°C. Pour en construire un, il suffit de savoir
fabriquer des miroirs. Or, on en a régulièrement retrouvé
dans les sépultures. Et le calcaire entre en fusion à 840°C
seulement. Ce sont bien des pierres moulées. Fondues et
moulées. Ces hommes ne se sont pas inutilement épuisés à
transporter ces pierres monumentales. Ils ont tout
simplement transporté des sacs de poudre calcaire jusqu’au
four solaire et les ont fondus puis moulés directement sur
place, un peu comme nous le faisons avec une
bétonnière…
– Enfin, Cyril, on ne peut pas faire fondre une roche…
Objecta doucement Dominique.
– Ah, c’est nouveau, ça ! Et le magma, c’est quoi, à
votre avis ? De la roche fondue ! Ils n’étaient pas plus bêtes
que nous, nos anciens… Il n’y a aucune raison qu’ils
n’aient pas compris ce phénomène naturel. J’en veux pour
preuve qu’une étude paléomagnétique des deux grandes
pyramides d’Egypte a été récemment menée. Elle est basée
sur l’hypothèse que si les blocs ont été fabriqués in situ par
agglomération leurs moments magnétiques auraient été
tous parallèles, orientés à peu près dans la direction nordsud.
Toutefois, si les pyramides ont été construites à partir
de blocs naturels, extraits et transportés depuis les carrières
voisines, ayant subi une rotation aléatoire au cours du
transport et de la construction, alors les directions de leurs
moments magnétiques seraient orientées au hasard.
L’étude conclut que les paléodirections des trois
échantillons présentent l’orientation commune nord-sud,
ce qui permet de penser qu’ils ont été effectivement
produits in situ.
– Je veux bien, Cyril, mais si le revêtement des
pyramides est effectivement en calcaire, si on le soumet à
une décharge électromagnétique, elles tombent en
poussière. Remarqua Alexis.
– Le docteur Philip Callahan a mesuré le calcaire qui
couvre la grande pyramide. Il est diamagnétique. Le granit
rose utilisé à l’intérieur du bâtiment est en revanche l’une
des substances les plus paramagnétiques qui existent. C’est
un sarcophage efficace contre le magnétisme et qui permet
de protéger les matériaux du monument. Il n’est d’ailleurs
pas exclu que des grains de silice aient été volontairement
ou accidentellement mélangés en quantité infinitésimale
au calcaire en fusion, l’émaillant de petits morceaux de
verre qui est un bon isolant si je ne m’abuse.
– Vous avez raison, mais je ne vois pas de traces de
verre autour de nous. Un four d’une puissance telle qu’il
permet la fusion du calcaire aurait transformé le sable qui
l’entourait en verre et nous en aurions des traces visibles !
– Et le verre lybique ! Il y en a 6500 km carrés… Que
vous faut-il de plus ?
– Le désert lybique… Ce n’est pas à côté ! Ça ne plaide
pas en faveur de la fusion et du moulage in situ…
– Je vous le répète : ne les prenez pas pour des idiots,
ces Egyptiens ! Ce verre lybique n’est pour moi que la
preuve qu’ils ont testé leur méthode et leur matériel avant
de passer aux choses sérieuses. On n’a pas construit la
première bétonnière sur le chantier de l’Empire State
Building, nous !
– Alors pourquoi n’y a-t-il pas de verre autour des
pyramides ?
– Parce que le four n’était pas au sol, tout simplement.
Puisqu’il est communément admis qu’ils maîtrisaient l’art
des échafaudages… Je ne vois pas ce qu’il y a d’impossible
à cela…
– CQFD ! Conclut Dominique en lui donnant une
grande bourrade dans l’épaule...."

Nefer Hotep

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