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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 07:28

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Le Ren joue un rôle très important dans les pratiques magiques si courantes en Egypte ancienne ou dans l’Afrique actuelle. Connaître le nom de quelqu’un donne tous pouvoirs sur lui car on peut alors entrer dans son être profond comme si une porte étroite était grande ouverte. Dans ce cas l’Anonymat devient précieux, car le nom rend vulnérable.

Les Fellahs de Haute Egypte continuent à donner un nom secret à leurs animaux domestiques ou même à leurs objets familiers afin d’en détourner le mauvais œil.

Pour donner un nom secret à leurs enfants, ils cherchent les indications auprès de leurs ancêtres à travers les songes, les pratiques oraculaires ou certains signes comme le vacillement de la flamme d’une bougie.

Dans le texte"Le mystère du nom divin", on constate comment Râ refuse obstinément de donner son vrai nom à Isis. Il ne le lui dévoilera qu’à la dernière extrémité.

Le nom permet de s’accorder à la vibration particulière de l’être. D’où l’usage égyptien du second Ren secret qui verrouille l’être. On peut aussi inverser les qualités d’un nom afin de bouleverser un être : Thot est fort, peut devenir Thot le déteste, un nom d’abomination.

Sans le savoir nous protégeons parfois magiquement ceux que nous aimons en les affublant d’un petit nom affectueux réservé à un usage très intime.

Tuer un nom revient à éliminer pour l 'éternité la personne ou l’institution concernée par cette pratique. On pense à la pratique du martèlement des noms en Égypte ancienne, ou la destruction des ennemis du roi avant la guerre.

Dans le livre des Morts, le défunt voyageur n’hésite pas pour se protéger à joindre à son nom l’identité d’un Dieu : "Je suis l’Osiris N…"ou mieux encore "Dieu est mon nom". Dans les textes des tombes des particuliers, on n’omet jamais d’écrire à satiété le nom du roi qu’on a servi. Ainsi on se place sous la protection de son cartouche. Le prêtre funéraire ouvre le Rituel d’Ouverture de la Bouche en disant au défunt :

"Je sais ton nom, je connais ton nom".

Dans le Second Livre des Respirations on trouve cette litanie du Ren que l’on dit rituellement pour le défunt ou pour le myste :

" Ô Rê, je suis ton fils ! Ô Thot je suis ton bien-aimé ! Ô Osiris, je suis ton effigie ! Ô Maître d’Hermopolis, je suis ton Héritier en vérité ! Ô Rê-Hatakhtès, ô grande Ennéade d’Hermopolis, accordez que mon nom soit perdurable dans les nomes, pour toujours et à jamais, comme est perdurable le nom d’Atoum, maître d’Héliopolis à Iounou !"

 

Sur le seuil de la tombe," l’Appel aux vivants", permet de faire vivre un être pour l’éternité en le nommant.

"Prononcez mon nom d’un cœur sincère, lisez les inscriptions, célébrez les rites en faveur de mon nom."

Un mort est vraiment oublié lorsque plus personne ne connaît son nom.


Photo: Ren d'une tombe d'Aswan 

Extraits selon les contenus des séminaires de Mr Lachaud

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Nefer Hotep

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