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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 12:27

nefertari"Celle qui renouvelle la vie", fidèle acolyte de Hapy qui la tient souvent dans sa main droite, Heket est représentée par une tête de grenouille ou une grenouille entière.

Celle qui présidait aux naissances, se retrouvera plus tard,  dans les bénitiers anciens des chrétiens qui avait cette grenouille à l’intérieur.

Divinité nourrice, elle est la protectrice des parturientes. Très proche d’Isis dans le ventre de la mère, elle veille sur l’embryon et son développement et au moment de la naissance. Elle est la dynamique qui sert à expulser le nouveau né hors du liquide amniotique. La vie émergeant constamment des eaux du Noun.

Au moment où l’enfant sort et prend sa première respiration, c’est elle qui lui donne le souffle de vie.

La grenouille est un animal qui vit sheket.jpgur terre et dans l’eau on retrouve cette symbolique aquatique et terrestre et la possibilité de passer de l’un à l’autre. Elle se rencontre dès l’époque pré-dynastique et  jusqu'à l'époque Ptolémaïque.

 

 

 

Photos: Tombe de Nefertari(Queen Valley),et sur les murs du Temple de Philae

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 12:59

Temple-de-Kom-Ombo.JPG

"La logique de ton cerveau n'a aucun pouvoir sur le nombre
Celui-ci est le verbe de Dieu et commande à l'intelligence.
Laisse les chiffres qui dénombrent les choses à l'intelligence de la tête,
et cherche le nombre dans l'intelligence de ton coeur".

Aor Schwaller de Lubicz
"Le Miracle Egyptien"

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 14:19

meretseger-hib-sennefer.jpg 

Nous oscillons constemment entre le spirituel et son chemin de connaissance, et le mental qui est la voie du savoir. Equilibre délicat qui fait de nous des êtres fractionnés dans une société où le coeur a tendance à se fermer, face aux peurs générées par  notre mental qui n'est pas toujours aussi léger que la plume de Maat. Notre coeur, c'est notre liberté face au mental, il est le siège de notre conscience, de notre libre arbitre, plus difficilement manipulable que le mental avide siège de toutes nos passions. En lui réside tout notre potentiel d'amour, cet amour qui est le moteur de l'Homme et sans lequel il ne peut prétendre à une quelconque spiritualité.
Les égyptiens disaient : " fermer son coeur c’est l’immerger dans le Noon qui est sans mémoire et sans conscience" . Ce cœur Hib que l'on voit souvent sous forme d'amulette sur la mommie est anatomique et en jaspe rouge, image de l’organe cardiaque remis dans le corps. Le but étant de servir de substitut au cœur en cas de disparition.

Hib en Égypte a un sens primordial ça veut dire "Centre Primordial", c’est le centre d’où tout est parti et d’où tout revient. Hib est donc notre centre spirituel qui nous permet lentement en nous approchant du centre de nous approcher du mystère, de notre mystère, car nous avons chacun un mystère.

Le Hib est un creuset, c’est le réceptacle des transmutations de l’être par la vertu des rites, c’est la mémoire du défunt.

Dans ce creuset le Hib va devenir radiant et envelopper toute la rituélie, donnant l’essence Hib à tous ceux qui sont là, visibles et invisibles. Tout vient et tout repart du Hib, tel est un des messages de l'ancienne Egypte qui travaillait sur ce constituant de l'être. C'est ainsi que nous voyons Sennefer, dans toute sa splendeur, son Hib fièrement exhibé autour de son coup qui semble dire :"j'ai accompli toutes mes potentialités, elles sont dans ce vase précieux, accumulées dans le monde d'en bas elles vont pouvoir se déployer dans celui d'en haut".


Photo: tombe de Sennefer Gournah

Extraits selon les contenus des séminaires de Mr Lachaud

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 12:04


le papyrus de MeshebekL'intelligence est cette faculté qui consiste à relier et qui relie le mieux que l'amoureuse relation?    Le cœur est notre lampe qui pour mieux nous illuminer s'entoure de l'armure invisible du secret qui manifeste son lien avec l'ineffable. Il se nourrit de silence qui manifeste la paix et la profondeur de notre être intérieur, sans négliger ni mépriser le désir qui est l'ardeur même de la quête, il cherche l'Un.

La connaissance du cœur spirituelle n'est pas explicative. Sa dimension n'est ni rationnelle ni terrestre, elle a pour objet de révéler la nature divine de l'homme et la sagesse qui se manifeste sur un plan vertical, qui doit élever chacun de nous, elle vise à la transformation, au perfectionnement de l'humanité qui pour moi n'a de consistance qu'à travers le Un.

Un avec son intégrité personnelle, un avec Papyrus d'Anice qui nous entoure de visible et d'invisible.

C'est le cœur conscience spirituelle, arrachant chacun de nous à la conscience commune, pour aller vers l'éveil.

Cœur chemin initiatique qui est une rupture avec l'exil, cœur pérégrin voyageur du sacré qui fait des êtres singuliers, souvent solitaires entourés de silence, ainsi, l'homme ordinaire, soumis à ses passions et ses égos, a du mal à le sentir battre, il se repait de thérapies en tous genres guidé par le décalage de son mal être, il a tout essayé, du Feng Shui à l'hypnose et j'en passe ! oubliant que la solution est dans son cœur centre, dans sa poitrine, que sa respiration passe par son oxygénation. Or l'être intérieur ne se satisfait pas d'un pouvoir rapide, limité terrestre, il aspire à s'abreuver, à une source plus vaste, inépuisable céleste. Aux eaux troubles et mouvantes d'en bas il préfère partir à la quête des eaux d'en haut. La voix du coeur s'arrache de tout émotionnel pathos, elle est la voie initiatique de la connaissance spirituelle avec tout ce que cela peut comporter de solitude, de silence, de discernement, d'écoute, d'expériences intérieures personnelles demandant perséverance et humilité, c'est  la voix initiatique , celle qui n'est dans aucun livre, sinon celui de nous même que nous devons feuilletter avec rigueur et humilité. Elle ne requiert point l'intellect mais l'intelligence fine des Frères de Thot, Intelligence Spirituelle qui reçoit, les inspirations divines et la grâce de la compréhention du caché, de l'intime, elle ne demande pas de comprendre mais de sentir. Rude chemin qui requiert de nous émerveiller, de solliciter notre ardeur, nos désirs et d'avoir le goût constant de la beauté, sur cette voix, comprendre c'est embrasser, aimer sans attente de retour, sans conditions, c'est se lier, se relier constemment dans un coeur à coeur pour connaître par coeur!

Loin des absurdités, car le terme absurde signifie "qui est sourd "et qui par sa fermeture intérieure s'éloigne du sens et du sacré.

Dans ce creuset qu'est le Hib  de l'Egypte Ancienne l'adepte va devenir radiant et envelopper toute la rituélie, donnant l’essence Hib à tous ceux qui sont là, visibles et invisibles. Tout vient et tout repart du Hib qui ne l'oublions pas est un des neufs constituants de l'être des enfants de la terre de Kemet. Notre coeur est mémoire,  il est la somme de toutes les expériences retenues dans cette vie et avant(mémoire ancestrale ). Parmi cette mémoire, il y a les rituels, car ils sont des archétypes de l’univers, la base de l’hermétisme dit : " on a tout en nous, on sait tout mais on l’a oublié". L’intérêt de se ressouvenir, c’est éviter de retomber dans les mêmes errances. Dans le cheminement spirituel, le temps profane est aboli, attention dans le domaine spirituel les blessures sont profondes, il faut être très prudent.

Le cœur mémoire va être considéré chez les égyptiens comme le témoin de leur activité pensante, le témoin de notre intelligence active et de notre expérience spirituelle, c’est pour ça qu’il va être mis dans le plateau de la kérostasie, lui ne peut pas mentir.

 

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 18:52
001.jpgPour les Enfants d'Hermés, il est des textes précieux, tel "le  vrai et vieux chemin de Dame Nature" et cet ouvrage en photos de l'adepte Limojon Saint Didier, qu'on ne trouve plus dans le grand commerce, aussi aujourd'hui je me contenterai de vous signaler cette petite maison d'Edition nommée "la Hutte" qui publie ces ouvrages et bien d'autres encore, contribuant à enrichir le chemin des enfants de l'Art. Ils ont un site dans lequel vous pouvez faire votre choix d'ouvrage ou bien prendre les références pour commender chez votre libraire habituel, les ouvrages sont beaux ce qui ne gatte rien dans un monde où la beauté est souvent obsolète. 
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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 13:01

 

L’investigation des 9 constituants de l'être chez les Egyptiens, est une investigation dans un double intérieur en direction des Netjerou de la spiritualité égyptienne qui s’exprime par ses dieux. Et du mVisages-d-Egypte-0131.JPGême coup dans nos profondeurs personnelles , puisque toute spiritualité s’ancre sur la personne, il n’y a pas de spiritualité dans l’abstraction. Elle nous concerne au quotidien, les égyptiens diraient : "celui qui maîtrise les neuf peut prétendre à l’harmonie". ; mais qu’est ce que l’harmonie : c’est une façon de se connaître soi- même, puisque sachant comment nous fonctionnons, nous savons comment fonctionne le monde. L’exploration des 9 est un moyen de mise en évidence de nos potentialités que nous explorons très peu, certaines zones en sommeil nous permettraient d’échapper à l’entropie. Il s’agit d’explorer les zones les plus sensibles de notre être, ce qui en nous réagit le plus finement par rapport à l’univers. En permanence, la moindre incidence de l’extérieur à une répercussion efficace sur nous.

 

 

 

 

 

Extraits selon les contenus des séminaires de Mr Lachaud

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 10:43
 

Nous l’avons maintes fois répété, quelque soient nos croyances et souvent sans le conscientiser. Mais quelle est donc la signification de cet AKarnak : Amon Toutankhamonmen que nous affirmons si souvent.
 Contrairement aux idées reçues le terme "amen" n’appartient pas à l’église catholique, même si celle-ci se l’est approprié , comme avaient pu le faire les grecs, bien avant. En fait c’est un mot que l’on a longtemps voulu d’origine hébraïque signifiant : digne de confiance, fidélité, caché, engagement ……….

Que de visages pour un seul mot souvent employé pour sceller un serment.
 

Pour les égyptiens à qui on doit l’origine du terme, Amen vient d’Imen(Amon qui signifie l’inconnu, le caché) répété comme une litanie, c’est devenu un mot magique incantatoire, créateur de la vibration des origines, il apparaît dès l’Ancien Empire, exprimant l’image la plus intime du divin qui reste caché au regard de l’humanité. Le mot amen s’écrit à travers 3 signes hiéroglyphiques exprimant l’eau, la terre, l’air, et plus tard certains scribes y rajouteront un soleil. En associant le cercle représentant le soleil, c’est à dire Rê, il y là le désir d’exprimer le nom total de la divinité, l’astre solaire, brûlant souvent la terre, apparaissant ici, comme la plus forte manifestation de la lumière, c’est le visible de l’entité divine invisible.

Créateur et création sont unis ainsi dans un même mot, ce qui explique la pérennité du nom sacré d’Imen ou d’Amen. J’ajouterai que ce mot est composé de la même racine que  Men, qui veut dire durable !
Aux quatre éléments, qui composent le nom divin s’ajoute ainsi la notion de durée éternelle.


Pour les Juifs le mot a la même racine que Emeth qui veut dire vérité (vérité vraie)


Pour les chrétiens qui ont perdu contact avec les origines de la langue et qui traduisent amen par "ainsi soit-il "le vocable exprimé dans la liturgie ,a perdu sa force et se traduit souvent par une acceptation, soumission(a mon sens)

Amen est trouvé séparément et parfois doublement en fin des prières comme pour confirmer le mot, appeler à la réalisation du mot et affirmer son appartenance, c’est en quelque sorte un symbole de confirmation et d’affirmation, on peut également le rapprocher du "Aum," l’un et l’autre possèdent un pouvoir similaire dont l’affirmation et la confirmation contiennent le grand architecte lui-même en tant qu’énergie créatrice.

Il y aurait beaucoup à dire sur le vocable amen,  je m’arrêterai donc là, vous conseillant seulement d’évacuer les connotations négatives qu’on lui a attribué et qui vous empêchent souvent de le prononcer, Amen est un terme qui appartient au vieux fond de l’humanité, ne le perdez pas de vue et n’allez point dire amen à tout……….. !

 

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 10:26
dendera-meretseger.jpg
Changement de lieu de vie, changement d'ordinateur, il faut laisser "le temps au temps", ce qui explique mes silences, me voici à nouveau parmi vous et toujours en fusion avec la terre de KEMET


Photo: plafond de Dendera
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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 07:43

Inpou est l’incarnation dans l’humain de l’invisible force des dieux et des esprits. Cette puissance disent les égyptiens, sert à faire face à touimpou.jpgtes situations critiques qu’on peut rencontrer ici bas où dans l’ailleurs des esprits.

Il ne s’agit en aucun cas d’un pouvoir de domination sur les autres, mais seulement d’une domination sur soi même. On peut alors comprendre, le constituant Sekhem comme le grade de Maître des écoles initiatiques avec tout ce qu’il véhicule de conscience et de responsabilités assumées. Un maître est quelqu’un qui est chargé d’une extrême responsabilité, vis-à-vis de lui et des mystes qui vont venir à lui.

Alchimiquement le Sekhem  qui semble ici être figé ou sortir d'Inpou, est ce qui coagule les éléments dispersés et contribue à leur cohérence.
 Le myste est un être cohérent et cette cohérence est la composante active de sa conscience, de son dynamisme de sa volonté. Il est l’instrument du dynamisme, des impulsions, des motivations spirituelles qui emmènent un être à se poser des questions autres que sur le monde visible qui l’entoure.

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 11:20

Prés de Thèbes dans le ventre de la colline de Gournah, La tombe du vizir Ramosé "celui enramose.jpg qui Ra redonne vie". Il fut Vizir  et maire de Thèbes à l'époque d'Aménophis III et d'Anmenophis IV. Cette tombe fut inachevée du fait du déplacement de la cour à Tel El Amarna. La partie nord Ouest montre clairement l'évolution de l'Art vers la période dite Amarniènne d'Akhnaton.
Dans ce lieu hors du temps et pourtant tellement vivant, des hommes et des femmes vous scrutent l’œil ouvert vivant, animant le calcaire blanc des murs, ils vous suivent du regard semblant dire :
"-Qu’êtes vous venus chercher ici, à travers ces fragments de pierre sublimes et pathétiques ?

-Que voyez-vous dans le corps de cette terre de Kemet éparpillé, tel celui d’Osiris ?"
Et mon cœur leur répond:" je suis ici pour rassembler mes morceaux, je suis ici car je suis d’ici, en ce lieu je suis née et je suis morte. Je suis venue vous saluer en noble voyageur, en moi vous êtes vivants en vous je revis."
Un couple, celui, de Ramosé que son épouse Meryptha tient tendrement, délicatement par l’épaule, comme pour éprouver sa chaleur vivante, semblant dire "ne meurt pas".
Leurs yeux cernés de Khôl ouverts sur demain scrutent toujours l’horizon, tentant d’apercevoir Khepri le petit soleil du devenir Osirien. Car ici sur la blancheur des murs se détache le noir du regard, sous l’onde vibrante des perruques de pierre accentuant la noblesse et la beauté des visages. Ramosé et son Épouse, "l’aimée de Ptah", l’œil ouvert, dignes et raffinés, disent :"regarde et ne meurt pas".
L’absence de couleur dans cette partie de leur palais tombeau met en valeur la pureté de la sculpture.
Alors que nous sommes rivés les yeux au sol, les leurs sont tournés vers les étoiles, ils ne nous demandent pas de voir mais de sentir. Ici le temps ne s’est pas arrêté, il tourne autour de nous entre les colonnes papyriformes, tout est là vivant, même si cela a été mutilé par les profanateurs qui passent ici depuis des millénaires.
Cette perception demande du temps mais rien ici ne peut se faire dans la précipitation. Je cherche le cœur de ces images vivantes, le centre de ces êtres sublimes, mais leur cœur est mobile, il navigue en fonction du mien et de ses facultés d’imprégnation. Tant que le plein de mon être empli l’espace rien ne se passe. Pour renter ici et "y être" il faut faire le vide, si je veux que mes cellules soient nourries.
Je repars en remerciant le Maître des lieux d’avoir ouvert mon regard sur l’oiseau qui vole en moi, prisonnier de mes lourdeurs
.

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Nefer Hotep

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