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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 11:47

Face au non-savoir, je suis augustinien dans l’âme :
la vie est un combat ; le corps, c’est pour plus tard.
Il faut chercher encore et encore.
Etre toujours en alerte.
Toujours.
Vis-à-vis de soi-même.
Vis-à vis de son travail. Et vis-à vis des autres.
Quand on défriche un arpent de ce cosmos d’ignorance,
c’est pour donner aux autres l’envie d’y aller,
de creuser, de poursuivre, de dépasser.
Pour une aventure qui espérons le, ne s’arrêtera jamais.
Sinon on s’ennuierait
.

 

 

 

J Delumeau "Ce qu’on ne sait pas"
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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 11:38

Heka est le nom du Ntr magie dans le sens hermétique, c'est-à-dire qu’il passe par l’intellect, ce qui crée, passe par le divin le logos, notion de scellé.

Ntr manifeste une idée d’inter activité car le Ntr n’existe pas sans l’homme et vice versa, c’est le rite qui fait vivre le Ntr. Ntr est surtout ce qui est ritualisé, pas de Ntr sans rite. Lorsque sa majesté ouvre les portes du Naos, il commence par pleurer et dit : "J’ai trouvé le dieu nu et abandonné, car dans la nuit, il est presque mort". C’est le rituel qui va le prendre dans ses bras et lui redonner son énergie. Après seulement commence le long rituel du matin, où le roi rassurera le Ntr, lui expliquera qu’il n’est pas rentré en ennemi mais en frère et qu’il est là pour le réchauffer. Le rituel occupe une place centrale dans la pensée égyptienne

Ex: rites funéraires qui ne s’arrêtent pas avec la mise au tombeau, mais qui sont repris chaque année.

Heka : Acte magique performant, c'est-à-dire qui a un aspect dynamique, qui fonctionne. Les égyptiens disent qu’il est un pouvoir antérieur à la création, le définissent comme le démiurge le plus ancien. Siège du monde imaginal, il a créé toutes les formes de vie, par la force à l’intérieur de sa pensée.
C’est une force divine qui agit en chaque être. A l’intérieur de l’être, ce Ntr permet aux choses de devenir en ce sens il est proche de Khepri. Il est le ferment de notre devenir spirituel, envisagé dans le cadre d’une aventure cosmique. Il est le ntr qui va nous permettre, d’être non pas un épisode de l’histoire, mais acteur dans tous les sens du terme.

L’égyptiens disait :" quelqu’un qui fait le mal, c’est grave pour lui, mais également pour l’univers, car il retarde le processus  définitif de cet univers "; substrat de pensée qui a imprégné une civilisation où la pensée va loin, jusque dans la salle de la kérostasie (évaluation du destin. Là on pèse ce qu’un être a fait de ses "9 constituants". On lui dit qu’as-tu fait de ce qu’on t’a donné (sous entendu des9), si on a rien fait on est coupable, car on n’est pas parti prenante dans l’univers, si on les a laissé en état il en est de même ; si on les a travaillé, cela fonctionne, car on fait avancer l’univers.

Heka est qualifié très souvent de père des dieux.

Le rôle du magicien est de refaire sans cesse le monde, de le rétablir dans sa perfection première. La première fois étant le moment de perfection absolu et dans la pratique le mage dira, c’est celui qui m’éclaire qui m’illumine.

Le principe Hk est le pouvoir sans limite de la divinité dont l’énergie se connecte à toutes les forces de l’univers (matériel spirituel....)

Il est le germe de la création moteur de toutes les métamorphoses pour les égyptiens.

Un génie est proche du daïmond qui est le terme grec, ce n’est pas un dieu. C’est une entité intermédiaire entre l’humain et le divin absolu, il y a un intermédiaire car le lien entre l’humain et le divin est trop difficile, l’écart étant trop grand.

Ces intermédiaires se retrouvent dans toutes les religions

Ex : chez les chrétiens les ailes des anges qui viennent directement des divinités ailées de l’Egypte et symbolisent le côté protecteur, aérien.

Cette force Heka, est volontaire, son rôle est de préserver la création, d’éviter le retour au néant, même si les textes égyptiens disent qu’un jour le néant reviendra.

 

"Il y a eu le Noon, la création, le Noon reviendra"

Texte d’Hermopolis

 

Les égyptiens pensaient que chaque jour quand le soleil se couche, c’étaient peut-être pour la dernière fois. Le lever du soleil n’était absolument, aussi, les rituels nocturnes étaient ils destinés à soutenir Af le soleil noir pour qu’il puisse se relever sous la forme d’un sacarabée  pas une évidence

Les Hekaou sont les millions de ka du créateur. Ka étant la force structurante de la vie, empêchant l’entropie. Ka  maintient la cohésion des éléments visibles aux éléments invisibles. Ce principe évite de se dissoudre, de perdre ses repères. Ces forces selon les égyptiens relient le particulier au global, elles assurent la liaison entre le haut et le bas.

Sans Heka, aucun lien entre les choses, c’est justement le ka du Heka qui assume ce lien entre les choses Heka est donc un fluide.

Le Ntr heka est le principe fluidique qui assure la correspondance entre ce qui existe. C’est le siège de tous les rapports sympathiques de l'univers, tout ce qui existe non pas en empathie, mais dans ce sens là, l’inverse de la répétition et du déterminisme ; l’humain a son destin en mains.

Heka est donc la force structurante qui rend chacun libre de son destin, libre dans un système. Un humain est un complément d’épais et de subtil dans lequel heka va aider à équilibrer le fixe et le volatil. C’est l’énergie connaissance dont sont chargés les dieux et les ancêtres défunts. Le pouvoir Heka est pour les morts le moyen de se reconstituer et d’harmonisér les 9 constituants.

 

Extraits selon les contenus des séminaires de Mr Lachaud

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 11:28

Le parcours initiatique du myste tel que certains ésotéristes l’ont perçu


1) Le seuil, la porte c'est l’am-douat
l’inclinaison de la descente est de 28°
le myste était dans l’obscurité la plus complète. A l’entrée, il subissait le premier interrogatoire. S’il franchissait ce seuil, il passait en 2
2)Le croisement ,c’est le tribunal, la salle du jugement
les prêtres et les prêtresses portent des masques. Si le myste est mal jugé, on va lui faire peur et on va le faire rouler dans la chambre n° 3
3)La région de Sokar
c’est la chambre souterraine. Elle se trouve dans l’axe de la chambre royale.
C’est la voie de l’involution, de la materia prima.
Dans le sol de cette chambre, il y a un puits.
Le myste y séjourne un certain temps, puis il remonte.
4)Il arrive dans le couloir appelé "le chemin de la Vérité dans les Ténèbres
"
C’est la voie de l’Evolution, l’élévation de l’Esprit.
Une prêtresse jouant le rôle de Maât lui fait comprendre que son seul guide, c’est sa conscience.
5) Le second croisement
nouvel interrogatoire. On propose un choix : soit aller en face dans la chambre de la reine, soit prendre la grande descenderie
6.)La chambre des choses secrètes (chambre de la reine)
Le dieu prépare sa résurrection (seconde naissance). On propose au myste de s’arrêter là dans l’initiation donc de renoncer à l’initiation finale et de retourner dans le monde profane, hors du temple. Il deviendra un adepte médecin, prêtre, astrologue…
7) La grande descenderie
Celui qui choisit de continuer se retrouve dans la Grande Galerie. C’est l’ascension vers le lieu de résurrection (du soleil). Il faut rompre, se détacher du monde.
8)Le triple voile d’Isis
Il y a trois verrous de granit qui se succèdent avant d’entrer dans la chambre du roi.
On est obligé de se baisser pour entrer dans la chambre, acte d’humilité devant la porte basse. C’est le lieu du hiéroglyphe MS, sortir de, naître de ...
C’est le " passage par la peau ".
9)
Le lieu de la naissance du soleil
C’est la chambre de la tombe ouverte, appelée aussi chambre du roi.
Le myste va rester 3 jours en état de catalepsie dans le sarcophage (sans couvercle)
C’est le rite de la tombe ouverte.
"
Celui qui gît dans la mort a été délié
"
Trois jours après, le myste est relevé. Sa vie va maintenant être consacrée au divin. Au retour, la grande galerie est illuminée. Les 42 prêtres masqués accueillent et acclament celui qui renaît.
Il sort de la pyramide et doit l’escalader jusqu’en haut. C’est la dernière épreuve initiatique.
Au sommet de la pyramide, il existait un autel appelé "Autel de Dieu", en forme de 5 carrés.
(Isaïe : l’autel de Dieu existe, il est dans le pays d’Egypte)
Au sommet, on pratique une libation :
"verser un liquide en disant : je suis l’or solaire, le pyramidion ", Puis une phrase soufflée par une prêtresse d’Isis : "Je suis la colline du Noun
"
A ce moment là se passe le discours secret par Nephtys, Anubis, Isis, Seth.
C’est le lever du soleil, c’est la fusion avec la lumière triomphante :
"Je suis dans le cœur de Rê ".

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 13:02

Constant Martin CHEVILLON (Harmonius) est né en 1880 .

C’était un homme comme on a peu l’occasion d’en rencontrer.
Penseur profond et travailleur infatigable, homme de conviction, il sut mettre en pratique l’enseignement des Ordres initiatiques et spiritualistes auxquels il appartenait .

Après avoir fondé "l'Attique", une société littéraire (1911), une rencontre avec le poète-astrologue Jean-Baptiste Roche, l’oriente vers l'occultisme. Il entre dans la franc-maçonnerie (vers 1913-1914) fait la connaissance (avant 1914) de Gérard Encausse dit"Papus" et (vers 1914) de Jean Bricaud qui le reçoit dans l'Ordre Martiniste (14 décembre 1919), très probablement après l'avoir initié à la Franc-Maçonnerie Egyptienne de Memphis-Misraïm. Admis au Suprême Conseil de l'Ordre martiniste (10 mars 1921), sans doute est-il dans le même temps reçu au 95e degré du rite de Memphis-Misraïm (1923 au plus tard). Il seconde désormais Bricaud dans la direction de différents ordres, et celui-ci le désigne comme "substitut grand maître" (vers 1932).
A la mort de Bricaud (21 février 1934), il lui succède dans toutes ses fonctions : grand maître de l’Ordre martiniste, grand maître du rite de Memphis-Misraïm, recteur de la Rose-Croix kabbalistique et Gnostique. Il hérite de même, du patriarcat de l’Eglise gnostique universelle et, comme Bricaud avant lui, reçoit de Mgr Louis-François Giraud la prêtrise (3 novembre 1935) puis la
consécration épiscopale (5 janvier 1936), sous le nom de T Harmonius
.
Reprenant la direction (1934-1939) de la revue "
Annales Initiatiques", il poursuit le développement de ces différentes organisations, en France et dans de nombreux pays, s’oppose aux séparatistes unis à Bruxelles sous les auspices d’une Fédération universelle des ordres et sociétés initiatiques (FUDOSI
) (août 1934) qui conteste ses pouvoirs, et noue à son tour de nombreux contacts à l’étranger, notamment avec le Suisse Hans Rudolf Hilfiker-Dunn ( ? -1955) et l’Américain R. Swinburne Clymer (1878–1966) avec lequel il fonde (20 mars 1939) "la Fédération universelle des ordres, sociétés et fraternités des initiés" (FUDOSFI).
Après l’interdiction des sociétés initiatiques par le Gouvernement de Vichy (13 août 1940),il tient des réunions maçonniques dans la clandestinité, bravant le danger.

Tout cela jusqu'en 1944, où arrêté par le gouvernement de Vichy ; il meurt tragiquement.

 "La Maçonnerie est une école d'ascèse qui donne au spirituel la primauté sur toutes les activités et valeurs humaines. C'est une instruction groupant des hommes élus par leurs qualités de cœur d'esprit pour apporter une contribution consciente et éclairée au salut de l'humanité et qui, dans ce but, s’efforcent d'atteindre la Vérité par la juste compréhension ésotérique d'un symbolisme à travers lequel cette Vérité s'exprime. Considérée par rapport à l'Absolu, elle est, au sein de la Société humaine, l’incarnation de la Conscience Cosmique, la représentation des lois et des forces sur lesquelles repose notre Univers Solaire et dont les harmonieux accords offrent aux hommes l'exemple de la communion entre les êtres et les choses, les invitant à la pratique de l'Universel Amour. Quoique la Franc- Maçonnerie soit, avant tout, spirituelle et gnostique, elle ne limite pas sont activité aux études abstraites. Convaincu que l'évolution est œuvre individuelle et que le devoir prime le droit, le Maçon s'applique, partout ou il se trouve,à donner l'exemple de la sagesse et utilise toutes les occasions pour éveiller les esprits à la compréhension de la Gnose. Un Maçon doit par ses qualités morales et son savoir, devenir un foyer de lumière qui dissipe le doute et l'erreur, chasse les ténèbres de l'ignorance, causes de la souffrance et de la haine, et ainsi, faisant œuvre bienfaisante, inspirer aux hommes cette sympathie reconnaissante qui est un premier pas vers l'Amour".

C. CHEVILLON "Extrait d'une conférence"

Rappelons que Constant Chevillon est l'auteur de plusieurs ouvrages:
 Du néant à l'être, 1942 - Et verbum caro factum est, 1944 - La Tradition Universelle, 1946 -réédités en un volume aux Éditions Traditionnelles, Paris, 1982.
Méditations initiatiques, 1953 - Orient et Occident, 1926. Ainsi que Le vrai visage de la Franc-Maçonnerie, 1939 - et Réflexion sur le temple social, 1936, qui font l'objet de cette édition. La plupart de ces livres quasiment introuvables dans leurs premiers tirages avaient été presque tous édités par la librairie Derain-Raclet, pour les plus anciens, puis par Derain seul, 128 rue Vanban, à Lyon. Librairie toujours existante, qui fut un des hauts lieux de l'ésotérisme Lyonnais.

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 10:17

Impossible de résister avec le plan je vous livre quelques photos de ce lieu Magique


Ce plan, je l'espère vous aidera à vous repérer dans le Temple, avec lui s'ouvre une série d'articles sur Medineh Habou
Bon voyage!

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 09:18

Suite et fin de notre ballade dans Medineh Habou, nous allons arriver vers le portique élevé aux piliers osiriaques .
Il donne accès au Temple fermé qui est flanqué de chapelles consacrées aux ancêtres du roi, aux divinités hôtes et à la barque royale.

 

Le Temple fermé

Il est malheureusement la partie la moins bien conservée de Medinet Habou. Les toits ont disparu. Ce qui devait demeurer dans une demi-pénombre est aujourd'hui ouvert à tous vents. Sensation un peu triste, qui exige de nous un effort d'imagination pour percevoir l'ordonnance première du Temple. Il y avait trois salles à colonnes, en ligne droite, aboutissant au Saint des Saints, et symbolisant trois étapes vers la Connaissance :  24 colonnes pour la première, 8 pour chacune des deux suivantes, et 4 piliers carrés pour le sanctuaire. Autour de cet axe central, épine dorsale du Temple, 41 chapelles avec leurs fonctions propres.

La première grande salle à colonnes, dont il ne subsiste plus que le bas, est très ruinée. Dans la partie inférieure des murs est et sud, nous assistons à nouveau à la puri­fication du pharaon, à son entrée dans le temple intérieur et à son couronnement : ce qui était annoncé s'est réalisé. Tout se passe comme si l'image du roi avait traversé les murs du portique, franchi sans peine la frontière de pierre.

 A droite de la grande salle à colonnes, des chapelles de culte pour Ptah, Sokaris et le roi divinisé (n° 11). Ptah et Sokaris sont des divinités de Memphis, étroitement liées aux activités artisanales. Derrière ces chapelles, l'abattoir (n° 12). Ce n'est pas là que les bouchers, dont les supérieurs étaient des prêtres initiés, tuaient les animaux destinés au sacrifice; on déposait sur un autel les pièces de choix, celles qui contenaient un maximum d'énergie dont les dieux absorbaient l'aspect subtil avant que la viande fût consommée par les humains.

 A gauche de la seconde salle à colonnes (n° 13), l'appartement funéraire de Ramsès III (n° 14) où, comme dans une tombe, la vie future est décrite. Pharaon est à nouveau couronné, mais cette fois dans l'autre monde. Une déesse inscrit son nom sur un grand arbre, pour qu'il croisse avec lui. Le nom, partie essentielle de l'être, connaîtra le même développement que le perséa sacré, l'arbre immortel de la cité d'Héliopolis. Comme tous les bienheureux, Ramsès III vogue en barque sur les canaux et sur les lacs de l'au-delà. Il gagne les champs paradisiaques où on le voit procéder lui-même au la­bourage et à la récolte des blés murs. Grande perspective de la religion égyptienne: de l'autre côté nous attend un autre travail, toujours positif, toujours créateur, sans son as­pect pénible et fatigant. A cet aspect funéraire répond, à droite de la seconde salle à colonnes, un temple solaire (n° 15 sur le plan) avec une cour à ciel ouvert et un autel. L'âme du roi y rece­vait les rayons bienfaisants de l'astre du jour auquel il présentait des sacrifices.

 De part et d'autre du Saint des Saints (n° 17), auquel mène la troisième salle à colonnes (n° 16), on trouve des chapelles dédiées à Mout et à Khonsou, divinités parti­culièrement à l'honneur à Thèbes. Au centre, dans le Saint des saints, reposait la barque d'Amon. La triade majeure de Thèbes (Amon le père, Mout la mère, Khonsou le fils) était ainsi reconstituée.

 C'est dans le silence et la pénombre que le roi rencontrait Thot, maître de la science sacrée, et Maât, régente de l'harmonie universelle. Le roi guerrier avait déposé ses armes pour devenir un homme de Connaissance qui, sous la conduite de ces deux guides, accédait aux grands mystères.
Entre le mur qui entoure le temple et le grand mur d’enceinte, on ajouta aux magasins du Temple, des maisons de prêtres, des bureaux, des étables, des bassins et des jardins alimentés par des puits qui servaient de nilomètres.

 

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 09:01

La cérémonie de la sortie de Min

Au premier jour de la saison schemou le jour de la Nouvelle Lune avait lieu la procession de Min.

Cette cérémonie devait sans doute coïncider avec la date anniversaire du couronnement de Ramsès III. Cette fête rappelle certains gestes du rituel de l’intronisation.

Min est le neter ithyphallique, symbole du  feu fécondant, neter de la fertilité et de la végétation, de la reproduction physique. Il est représenté aussi par un taureau blanc appelé Min Kamoutef,  " le taureau de sa mère ". La cérémonie se déroulait en 5 épisodes :

- le roi sort de son palais et " fait son apparition " semblable au soleil levant. S Majesté se rend en palanquin vers la demeure de son père Min Kamoutef  pour voir son accomplissement. Le roi portant le casque bleu  kheperesh est assis sur un trône encadré de deux lions et protégé par deux Mâat. Le trône est posé sur des brancards portés par douze princes dont la tête est ornée de plumes et que la légende dit être des fils royaux et de grands nobles (serou). Le palanquin royal est précédé de personnage en costume d’apparat, portant sur la tête deux plumes d’autruche et ainsi désignés " les connus du roi ".

Schwaller de Lubciz s’est demandé pourquoi ces hommes étaient devant les princes de sang royal. L’expression " les connus du roi " (rekh-w-nsw-t) peut se traduire aussi par " Ceux de la connaissance royale " ce qui expliquerait qu’ils soient placés avant les princes de sang royal. On peut alors traduire " les hommes connaissant la voie royale "  le chemin direct par Horus, la voie sèche en alchimie) et traduire les fils royaux par «"les enfants de la science ", c’est à dire ceux qui ont la connaissance du secret, ce qui les situe à la suite des précédents.

 Après les offrandes a lieu la procession solennelle dite " la sortie de Min " au cours de laquelle la statue du neter est portée sur un pavois.
Le Taureau blanc avec les deux plumes sur la tête, les sceaux et les bandelettes autour du cou marche devant la statue tandis que le prêtre lecteur déclame l’Hymne dansé de Min et le Nègre de Pount exalte ce neter.

Les géographes cherchent en vain à justifier la présence du " Nègre de Pount " parmi les personnages importants de cette cérémonie. Toutes les explications géographiques ou historiques fournies à ce sujet seront en effet sans valeur si l’on ne comprend pas le caractère de Min qui avant d’être symbolisé par le Taureau blanc était le Taureau noir.

Viennent ensuite les statues des rois de Haute et Basse Egypte béatifiés auxquels le Roi régnant doit rendre un culte.

Lorsque la statue de Min est déposée sur son  "escalier " ou reposoir, le Roi donne l’envol aux quatre oiseaux portant les noms des quatre fils d’Horus (Hapi le Nord, Amset le Sud, Khebesenouf l’Est, et Douamoutef).

Le hiéroglyphe de l’escalier désignant le reposoir de Min est à considérer comme étant le déterminatif fonctionnel de l’image, c’est à dire, la " montée " dont le caractère est souligné par les plumes sur la tête du taureau blanc de Min et par l’envol des oiseaux.

Puis en présence des statues royales des ancêtres et du taureau  blanc, un prêtre apporte au roi une gerbe d’épeautre fraîchement coupée ainsi qu’en faucille en cuivre noir damasquiné d’or. Tandis que certains membres du clergé récitent sept fois les formules en tournant autour du roi, ce dernier fait le geste de couper la gerbe avec sa faucille, "la porte à son nez " et la dépose devant Min, nouvelle allusion à la fluidification ou aération..
La cérémonie terminée, la statue est remise dans son naos, le roi fait la libation et l’encensement ainsi  qu’il est de règle au cours du culte journalier.

 La cérémonie de l’envol des oiseaux fait également partie du rituel du couronnement royal et de son renouvellement (fête Sed)  qui comprend principalement après les purifications, l’imposition des couronnes du Sud  et du Nord par Seth et Horus puis la réunion des Deux-Terres sous les pieds du roi. Le nom de Pharaon est alors écrit sur les fruits du perséa par Thot et enfin les quatre oiseaux sont lâchés vers les quatre points cardinaux pour annoncer aux divinités respectives  l’avènement royal.

Ce rite est parfois accompagné du " tir à l’arc " où Seth puis Horus, successivement tiennent les épaules du roi afin de diriger ses tirs vers les quatre points de l’horizon (on peut voir cette scène dans la salle des fêtes de l’Akh-Menou à Karnak).

Il ne faut pas oublier que c’est le principe royal qui agit en tant que prêtre sur tous les bas-reliefs des temples. Ce principe royal est la puissance horienne qui anime toute vie.

 

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 08:18

Je vous ai présenté Medineh Habou qui est un de mes Temples préféré, je vous propose maintenant une première visite à l'intérieur.

 Le Premier pylône

Sur la façade, on voit la scène traditionnelle où le roi " massacre ses ennemis captifs " devant Amon-Rê au sud et Rê-Horakhty au nord, symbole de la victoire de la Lumière sur la Ténèbre.

 Dans la première cour, les murs sont couverts des scènes de campagnes contre les Libyens et les Peuples de la mer. D’une manière générale, les récits de combats décrits sur les bas-reliefs sont souvent appuyés sur quelques faits historiques dans le but d’être raisonnables et lisibles comme une histoire plus ou moins réelle. Mais toutes ces descriptions ont en fait un caractère symbolique et transmettent un enseignement particulier car aucun écrit ou image ne peut avoir un sens profane dans un Temple. Il faut savoir également que les représentations " guerrières " que l’on trouve ici, au Ramesseum, à Louksor, à Karnak sont toutes sur les parois extérieures ou intérieures des pylônes ou des murs mais toujours à ciel ouvert (sauf dans le sanctuaire d'Amon à Karnak où Thotmès a laissé un message bien précis).

 La rampe flanquée de marches mène au portail du 2ème pylône par lequel on passe dans la 2ème cour, la cour des fêtes. Sur les murs élevés, le décor est consacré aux processions de toues les fêtes qui s’y déroulaient :" la Fête de la Belle Vallée", le défilé du roi Min, la parade de la barque de Sokaris…

Ici la peau bleu d’Amon fait référence au ciel Nocturne, couleur lapis-lazuli, le bleu mâle complémentaire du bleu turquoise femelle, teinture d’Hathor. Les robes de résille des déesses sont des filets pour capter les fragment de l’invisible qui anime le monde. Le traîneau qui sert à écrire le nom d’Atoum permet de glisser, telle la vibration des origines sur l’océan primordial. Les colonnes à base carrée installent le temple dans l’organisation de l’univers, alors que les rondes, le propulsent vers le ciel.

De la salle hypostyle, il ne reste que la base des colonnes, la partie de droite est consacrée à  Rê alors que la gauche appartient à Ousir. Les deux états du soleil pendant 24 Heures, le soleil et la lune, le visible et l’invisible. Chez Ousir on parcours un jardin à dominante aquatique, où le roi laboure les champs des dieux sous le regard du Bénou –Phénix. Le germe est dans la terre noire et l’or éclate dans les épis de blé moissonnés par Ramsès, manifestant les cycles et les renaissances. Verdeur entretenue par les pratiques agricole,  triomphante dans les bouquets que le prêtre roi pose devant les narines divines. Isis enlace son bien aimé et Athor scande le litanies de l’Or, Hor a tout le temps de sortir de l’enfance.

A droite, sur le versant Solaire, les chapelles sont à ciel ouvert pour les divinités de Iounou. Dans la plus vaste d’entre elles, le roi est figuré en compagnon d’Horus, accomplissant le geste de jubilation devant un ciel de hiéroglyphe, le prêtre roi est devenu guerrier, le poignant a remplacé la charrue. Sur une poutre de pierre 4 babouins adorent le soleil qui passe dans sa barque. Cette partie du sanctuaire exige toujours plus de noblesse et de rigueur dans l’art de mener le cycle à son terme, elle suscite beaucoup de question, n’emmenant que peu de réponses. Au centre de cette cour chapelle  de Rê Horakthy se dresse un  autel surélevé auquel on accédait par un escalier face au soleil levant, le matin on y déposait des offrandes que l’astre calcinait

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 09:37

Si vous redescendez du Musée de la Nubie à Aswan, que vous avez faim ou soif, je vous conseille, juste après le Old Cataracte et le Jardin sur le bord du Nil le restaurant "Panorama".
Vous y serez accueillis par un "papy "parlant français avec un humour flamboyant, qui vous proposera pour des sommes tout à fait raisonnables une multitude de plats aux fines saveurs de l'Egypte Nubienne, et surtout un café unique ! Préparé par le même restaurant, doté d'épices subtiles, dans une étrange cafetière en poterie typiquement nubienne. Ce restaurant possède un salle intérieure qui est un véritable petit musée du peuple Nubien et si vous voulez profiter de la valse nonchalante des felouques sur le Nil à la tombée du soir, il est également doté d'une terrasse intime à la vue imprenable.

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 09:07

Dom Antoine Joseph Pernety, un nom que croise fréquemment l’adepte d’Hermès. Ce bénédictin nous a laissé deux ouvrages majeurs Les Fables Egyptiennes et Grecques et son dictionnaire Mytho Hermétique.
Michael Maïer
(1568-1622) est le premier Occidental qui a dit : "dans toutes les mythologies antiques, il faut considérer ces histoires comme des traités d’alchimie
". Don Pernety appuiera en écrivant son dictionnaire Mytho- Hermétique dont il a pris la quintessence chez Michael Maïer. Il parait évident que Michael Maïer avait accès a des archives et que la tradition passe et se transmet à partir d’un substrat solide dont un des fils conducteur est l’œuvre de Pernety. Drôle de personnage que ce Bénédictin de la congrégation de St Maur né à Roanne le 13 Février 1716. A 16 ans, il rentre à l'abbaye Bénédictine de st Allire et prononce ses voeux le 19 juin 1732.En 1747 il est accueilli  à la fameuse abbaye de la congrégation de St Maur à st Germain des prés. il fut bibliothécaire de Frédéric II en 1768, accompagna en qualité d’aumônier le navigateur Bougainville aux îles Malouines où il compléta ses connaissances d’herboriste et quitta son ordre en en 1765 suit au refus des autorités écclesiastes de le laisser partir dans une expédition au pôle Nord, manifestation d'une rigidité qui s'installe et qu'il ne supporte plus.
A la suite de quoi, il se rendit en Avignon ou il fonda "
les Illuminés d’Avignon" mouvement mystique, mixte (étonnant pour l'époque)basé sur un rite hermétique ou l'on pratique l'alchimie et la  et la théurgie en cultivant l'oeuvre de Swedenborg. Le Marquis de Vaucroze met à leur disposition une demeure situé à Bédarrides qui prend l’appellation, de Thabor, lieu ou sera pratiqué le rite hermétique et l’art sacré. Pernety qui a également laissé un Manuel Bénédictin, s’éteindra à Valence le 16 octobre 1796.

Dans ses fables, Dom Pernety, s’efforce de sensibiliser les lecteurs au langage de la science hermétique à travers un discours allusif. Il est évident que Nicolas Flamel faisait parti de ses lectures.
Coutume était, de ne jamais exposer les enseignements de façon explicite, prendre les choses souvent à rebours ; ce mode lamine toutes certitudes et tous dogmatismes (ne pense rien ne croit rien si tu ne l’as expérimenté) pensée exprimée plus par des images que des concepts (image= voie humide de l’alchimie).Pas de syllogisme dans la pensée, il partait du concret pour arriver à l’abstrait. La pensée hermétique occidentale est un jeu d’image basé sur la pensée égyptienne ; considérer l’image avec prudence pas d’arrêt sur image. Une image ne traduit jamais quelque chose de définitif, il faut recomposer l’avant et l’après. Elles évoquent mais ne démontrent jamais rien, elles jouent sur des registres de symbole et la correspondance (nécessité d’une expérimentation opérative). (« Expliquer le symbole c’est le tuer « Swaller de Lubictz) il faut mettre l’image en synergie avec nous.

On ne définit pas, on considère les différents aspects du problème. Rien ne s’annule tout se transforme, nous ne sommes pas dans un temps linéaire mais cyclique .Pas de point zéro, tout se défini en fonction des rythmes de l’univers.
L’alchimie sert comme toute démarche spirituelle à la métanoïa, à nous rendre libre, c’est une possibilité de nous affranchir de la matière des contraintes du temps, de l’espace. L’œuvre de Pernety à l’inverse de Michael Maïer n’est pas composée d’image, elle nous raconte des histoires énigmatiques, évocatrices pour celui qui les perçoit et servent de levain. elles ne font pas appel forcément à l’intellect, mais sont du registre du langage analogique, cachant les structures de pensée de la science hermétique
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Je vous signale l'excellant ouvrage de Serge Caillet aux éditions Signatura "Dom Antoine Joseph Pernety"
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Nefer Hotep

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