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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 09:15
T

Mostapha

Tu es parti voici deux ans rejoindre les étoiles de la Douat, l’œil brillant, le regard coquin

Tu es parti en silence, chercher ta route à travers les chemins de l’Amdouat

Tu nous as laissé les moments de fou rire, la complicité autour d’une chicha

Tu nous as laissé tes rêves, ta famille, ta gentillesse innée et ta bonne humeur

Et même si la terre de Kemet reste telle que tu nous l’as fait rencontrer

Kemet sans toi c’est un peu comme le désert de Seth

Heureusement, il y a ton fils, ton prolongement, quand je le regarde, je vois dans ses yeux la brillance des tiens, ta douceur et l’or de ton âme transmise à ce jeune faucon

Tu es maintenant un Osiris qui a pris son envol et continue à nous guider dans les méandres de TaNoury.

Mostapha, l’ami, le complice, tu es en nous à jamais

Je ne fume plus de Chicha, sans toi elles n’ont plus la même saveur, mais quand je sens l’odeur de la fumée qui vient me chatouiller les narines je sais que tu es là

Quand je débarque sur la West Bank, que ton fils arrive en courant pour me serrer dans ses bras, ce sont les tient et je sais que tu es là.

 

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 08:12

Les égyptiens refusent la définition de toutes choses, définir pour eux est réduire. Ils fonctionnent sur un mode analogique. L’écriture relève du rituel, lorsqu’un scribe écrivait il dépliait sa natte et l’orientait en fonction du registre, de ce qu’il allait écrire et sa natte était "un téménos" un lieu sacré et sain, il s’installait en lotus, son coffre était préparé et  sa poterie  servait à mélanger l’eau et les pigments naturels dont il se servait.  il versait chaque fois 3 gouttes et invoquait Thot  le trois fois très grand par trois fois ce qui nous a valu le terme de Trismégiste par les grecs !.

 

 

"On ne s’initie pas à l’écriture,   on est initié par elle"

(texte d’Anémi).

 

C’est en pratiquant l’écriture qu’on est transformé, il s’agit d’une écriture dite médium puisqu’elle est d’abord visuelle et sollicite avant tout l’intelligence fluide du cœur,elle va bouleverser l’intellect pour faire appel à d’autres canaux de connaissance comme l’intuition. En traçant les Médou Neter ou signes Divins, les égyptiens étaient en rapport avec Maat qui est la voix juste, évolutive qui permet de progresser en pleine conscience.

Notre pensée refuse tout ce qui n’est pas accessible directement, alors que la pensée égyptienne a des images à décoder qui sont parfois plus importantes que les mots du  texte. Elles sont combinées pour traduire une pensée déjà retraduite par le cerveau humain, mise en forme par un certain lexique, et avec certaines pensées, il y a là un processus complexe riche et dangereux.

Quand Térence parle de l’origine de l’écriture, il dit :

"L’origine de l’écriture, c’est l’Égypte de Thot, dès qu’il a inventé l’écriture il y a eu querelle entre lui et les autres  dieux, car il avait donné un outil dangereux".

Quand on écrit, on fixe une pensée qui ne peut pas l’être car elle est subtile, et en même temps, à travers cette pensée, on laisse la porte ouverte à toutes les interprétations les plus erronées, c’est ce que font toutes les religions de leur livres sacrés et de leur utilisation. Les images permettent d’avoir accès à l’aspect subtil de la pensée. C’est un monde qui permet le passage direct à l’essentiel sans passer par un discours qui a trop tendance à être descriptif ou interprétatif, ce qui dans l’un ou l’autre cas est une étape de la connaissance, mais qu’une étape…………… !

L'écriture a également une fonction magique, dans cette civilisation de lettrés, qui n'a jamais pondu un dictionnaire .

 

Extraits selon les contenus des séminaires de Mr Lachaud

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 07:58

Le lion Shou d’Occident regarde ce qui entre dans l’invisible et le lion d’Orient Tefnou regarde ce qui va en sortir c’est la  représentation du cycle complet d’une manifestation vitale ; Akhet c’est  la double montagne de l’est et de l’ouest    de l’horizon Akhet où s’inscrivent les cycles perpétuels ombre et lumière, vie mort,  attraction réception, c’est le creuset des alchimistes. Akhet est en même temps un espace liminal, un espace frontière, un horizon qui possède des propriétés analogues à celles du monde primordial.

Le mot Akhet dans la langue égyptienne peut vouloir dire : feu, gloire, splendeur et éclat lumineux des rayons solaires. La racine est  akh un des neuf constituants qui traduit toujours la notion de lumière et d’Aura lumineux, quelque chose qui émet de la lumière, le jeu est de savoir de quelle lumière il s’agit. Akhet est un espace ou se tient une entité nouvelle divine, lieu ou on devient Sakh(se transformer en lumière en égyptien) c’est une préfiguration de l’Akh(aket est le féminin de Akh en égyptien par le T) Akhet est un des nom du cobra royal de sa majesté et c’est "la minière de l’or"(ou l’or est en germe)alchimique l’endroit où :

"l’or est enfoui, où il est en germe notre rebis se forme entre les deux montagnes"
(M Maier la semaine philosophique)

 Le soleil dans l’Akhet est au niveau de l’alchimie, la somme de nos expériences terrestres, une alternance de jour et de nuit, joie, peine, bien, mal……….

Le lieu de toute les expérimentations possibles.


Photo: Deir EL Medineh tombe de Senedjem
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 07:59

Temple citadelle où s’élabore l’alchimie du divin, une centrale énergétique ou convergent en permanence les forces de l’univers, indispensable point de rencontre entre  ciel et terre qui permet à l’homme de se transcender et d’entrer en contact avec la parcelle divine enfouie en lui, "les textes des pyramides" affirment que le véritable naos est le cœur de l'homme.

Toute l’architecture du Temple est au service de cette seule réalité, capter le divin et l’entraîner à fusionner avec les êtres et les choses. Le Temple est au centre d’un cercle émetteur qui répand des ondes bénéfiques autour de lui, dans chaque cellule vivante de l’infiniment petit à l’infiniment grand, il repousse le chaos et assure la victoire de l’ordre, symboliquement il est la butte primordiale où s’est manifesté la vie la première fois.

Le Temple est inspiré par la connaissance exacte des rythmes et pulsations du divin, il a une âme dans l’invisible et un corps dont les membres sont les salles les portes et les colonnades, chapelles et paroies ou chantent les hiéroglyphes, c’est le livre de Thot où sont consignés et codifiés les arcanes de toute réalité mystique. Pour le bâtir, on est obligé de tenir compte des" quatre Orients  et des deux pôles, soit, six Orientations.

*Ntr : énergie divine en action, ils sont inscrits dans tous les éléments de la nature y compris dans l’organisme psychophysique.

 Entrée dans le temple :

La porte se dit SBA(mot qui signifie aussi connaissance) et une frise de cobra se dresse pour cracher leur flamme contre les profanateurs. C’est une frontière  ophiomorphe entre les mondes existant et le non existant. La pierre du seuil est souvent un réemploi car elle a été sacralisée par l’usage. Deux autres serpents s’enroulent autour d’une tige de lotus et de papyrus, marquant l’ancrage tellurique du monument.
Les murs d’enceinte :

Les lits de briques qui le protègent sont irréguliers, organisés en de vastes ondulations qui reproduisent, les vagues de l’océan primordial, la première vibration de la vie.

    Le lac Sacré :

L’eau étant indispensable à la rituélie chaque temple possède un lac carré ou rectangulaire, il apprend la maîtrise de l’eau et celle du temps (clepsydre) ses eaux sont issues du Noun.  L’image du soleil nocturne, qui plonge dans le Noun, les prêtres avant chaque rituel s’immergeaient dans les eaux sacrées, reflet du Nil céleste les prêtres utilisent son eau au cour de leurs pratiques théurgiques.

A Karnak, la barque du dieu traversait le lac en diagonale pour se diriger vers le lieu de renaissance, focalisé par le scarabée Khépri, c’est le domaine d’Ousir complémentarité d’Atoum.
 Les Pylônes : Bekhent

Sont deux énormes tours trapézoïdales(apparues dans l’Ancien empire dans le complexe du roi Niousserê) défendant l’accès du Temple symbolisant la montagne Orientale en correspondance avec Isis et la montagne d’Occident en correspondance avec Nephtys. Chaque matin le soleil se lève entre ces deux Bekhetn où se déploie le logos, le disque ailé, aimantant la lumière et projetant sur le sol l’ombre ou Khaîbit du Temple.

Les Obélisques : Tekhen

A partir du Moyen Empire, les souverains dressèrent des obélisques, toujours en granit, ces monolithes sont des symboles solaires dont la mission est de repousser les forces négatives loin de l’enceinte sacrée. Leur orientation est codifiée avec précision. La face Est décrit le parcours solaire du roi pendant les 12 heures du jour, c’est l’aspect énergétique du fils de Rê, la face tournée vers l’Oust, vers la nécropole décrit les heures de la nuit, la destinée du roi dont la vocation éternelle est d’être assimilée aux forces des cycles de l’univers. Elles évoquent aussi le Benben (la butte primordiale au dessus du Noun) pétrifiant le premier soleil dans le granit. Son nom est Tekhenou qui se rapporte à l’idée de transmutation.

Schwaller de Lubicz écrit :
"Ils vont chercher dans le ciel le feu régénérateur du Temple ; le maître y écrira les lois qui font graviter le monde".

 La Cour à Portique

Derrière les pylônes montagne, c’est une vaste cour entourée de colonnes sur trois cotés et ouverte à l’air libre, celui qui pénètre dans ce lieu voit se découper dans l’espace délimité par l’architecture la partie du ciel avec laquelle il est en résonance profonde. Cet espace s’organise à partir d’un centre matérialisé souvent par un autel d’albâtre carré qui est la pierre cubique, la première phase de l’œuvre. C’est la rencontre avec la notion de vide

 La Salle Hypostyle :

C’est le domaine ésotérique du Temple, le temple couvert, c’est le cœur Hatydu temple, le marécage des origines ou l’esprit circule sans bruit dans les fourrés de papyrus, la foret de l’inconscient, le labyrinthe véritable où le myste attend l’inspiration qui va descendre du haut des chapiteaux épanouis.  Les égyptiens nomment cette salle Wadjet(celle des plantes vertes)L’égyptien antique les considérait comme vivantes, susceptibles de lui parler par télépathie. Aux austères colonnes géométrique de l’ancien Empire ont succédées au moyen et nouvel empire des colonnes plantes aux chapiteaux en forme de lotus, papyrus, groupées en bosquets denses, elles sont l’image de la forêt primordiale. Groupées en bosquets denses ces "ouadjyt"(celles des plantes vertes) dissimulent l’entrée du sanctuaire, et contribuent par le magnétisme qu’elles dégagent à attirer le divin  sensible aux parfums et à la beauté originelle.

  Le Pronaos :

C’est la frontière de l’invisible, un microcosme chargé de défendre l’espace divin tout en le situant concrètement dans l’univers, ici sont déposées les offrandes des hommes restés à l’extérieur et dont l’énergie monte vers les  narines du dieu, contribuant à son éveil. Pendant le rituel dans ce sas neutre, pharaon abandonne ici ses dernières impuretés qui le rendraient indigne du NTR. Non loin la salle de la barque où repose la nef  chargée de l’étincelle divine, quand elle voyage à travers les fidèles pour les  sanctifier.

 Le Naos :

Le nom hiéroglyphique est Aat, "le grand Siège" la terre consacrée, l’île sainte, il est à lui seul une entité complète, le premier élément construit et mis en place, le Temple proprement dit. Ici s’opère l’alchimie de l’invisible. C’est la source, la cohésion, l’envol, le centre du cercle. A l’intérieur toujours plongé dans la pénombre se dresse le tabernacle de pierre, derrière les portes, sur un socle dont la forme évoque la première lettre de Maat se tient la statue cultuelle, image vivante du dieu, chair magnifiée, concentré en fusion et permanentes métamorphoses. Il est dans l’obscurité totale et sert de relais dynamique entre les puissances célestes et l’humaine précarité. Sur lui se concentre toute l’efficacité des rituels

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 07:33

Tombe de Neferenpet

 

J’habitais dans l’espace palpitant de l’immensité

L’Univers était dans la nuit l’eau était partout

L’aube ne luisait pas, il n’y avait ni clarté ni lumière

Je commence par dire ces mots

Je vais cesser d’être inactif

Je vais devenir actif

L’obscurité devient une lumière  avec de l’obscurité

La lumière devient une obscurité avec de la lumière

Je me suis constitué ainsi que je le souhaitais

Je suis désormais l’enfant sur le Lotus

 

 

Papyrus mythologique XVIIIème dynastie

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 20:12

Il est toujours figuré par un oiseau à tête

humaine qui est le visage du défunt  depuis la 3 ème dynastie, parfois nanti de bras humains dans le geste de la prière, souvent dans un sycomore, car l’oiseau correspond à la partie volatile de l’humain.
La tête est individuelle car chaque être a un Bâ .
 Les langues à idéogrammes sont à homophonie, par homophonie on trouve un bélier qui se dit Bâ  c’est en général le Bâ d’Ousir qui est figuré. L’oiseau est un échassier  qui peut être le Bénou. Au Nouvel Empire c’est le Jabirou (cigogne), la cigogne est un migrateur (et le Bâ sert a voyager à aller et venir). Très  présent en alchimie, figurant souvent dans un vase, c’est la distillation circulaire, c'est-à-dire une matière qui commence à se transformer en gaz et qui tourne à l’intérieur .

 Alchimiquement, c’est un oiseau attaché aux métamorphoses de l’âme. Dans le Livre des Morts c’est l’hirondelle associée à Isis agent dynamique de la quête Osirienne.


photo:" papyrus d'Ani"
Extraits selon les contenus des séminaires de Mr Lachaud

Extraits selon les contenus des séminaires de Mr Lachaud 

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 18:11

Le mot Temple en égyptien est "Out Ntr", c’est un support d’énergie divine, énergie vivante. Officier dans le  Temple revenait à se charger de l’énergie divine, car l’ensemble du Temple est énergie divine. Certains textes mis en place par Amenhotep fils de Apou décrivent comment sa majesté(AmenhotepIII )en déambulant dans le temple devient Dieu :

"sa majesté avance dans le temple et au fur et à mesure, la divinité l’investit et son visage devient rayonnant".

Le Temple est aussi un lieu de rencontre  avec un autre destin, une autre réalité, c’est le retour vers le monde primordial, voila pourquoi certains temples se nomment Hen Nesout, ce qui veut dire : "la maison du fils du Roi," car c’est dans le Temple que se pratique l’Art Royal, c’est un moyen de transfiguration que l’alchimie qualifierait de moyen de transmutation de retournement, c’est une rampe de lancement vers les univers parallèles, le moyen d’accès à des réalités que nous ne voyons pas avec nos limitations du monde. L’idée est passée directement car dans un traité d’alchimie du XVIIè siècle de Robert Fludd, il y a cette phrase :

 

:"Quand le temple sera consacré,  ses pierres mortes redeviendront vivantes, le métal impur sera transformé en or fin et l’homme recouvrera son état primitif".

Le Temple est également le lieu d’un enracinement mythologique(ce qui veut  dire qu’il s’est passé quelque chose d’exceptionnel qui a sacralisé le lieu) que les grecs appelleront un Téménos, c'est-à-dire un lieu choisi par un dieu, le mot en égyptien est Setepetntr ce qui veut dire idée de choix et découpe. Le Setepetntr  c’est Dendérah où est tombé un météorite, qui marque le choix d’un dieu céleste pour venir sur la terre,  lieu de naissance d’Isis chapelle en hauteur.  Dans la chapelle d’Isis, Nout dit à sa fille ;

 

"tu es Isis noire et rose et plus ancienne que ta mère "

Ce lieu Sethepetntr est pour l’égyptien un lieu irradiant, c'est-à-dire qu’il irradie une énergie qui maintient l’équilibre du monde et par conséquent notre propre équilibre. Le Temple Pharaonique est un laboratoire alchimique où on chemine selon un itinéraire invisible vers la connaissance, explorer un temple pharaonique, c’est  le feu dans l’eau, aller de mutations en mutations, entre deux pôles qui sont l’ombre et la lumière, qui sont ce que l’on cherche et ce que l’on trouve, le parcours est un cheminement labyrinthique sous l’égide de Thot qui est le Ntr qui  passe sans arrêt  de l’ombre à la lumière, car il préfère l’ombre .

 Le travail dans le Temple est un moyen de reconstruire le temple, d’aller plus loin que la ruine. Cette image du temple en ruine c’est notre image en ruine.

 Hatshepsout avait fait graver sur la chapelle rouge 

 

:" Je sais que le temple est la montagne lumière sur la terre, la vénérable colline du commencement primordial, l’œil saint du seigneur de toute chose,  sa place favorite qui porte sa beauté et sa suite"

 

Le Temple est Ouab (pur), travailler à l’intérieur c’est se purifier ce qui permet aux égyptien de dire dans les rituels, ma pureté est celle du Dieu. Les mystes de l’antiquité vivaient en permanence dans ces temples et cette immersion avait une influence sur leur être.


Photo: Temple d'Edfou

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 12:55

4 entités 4 fils d'horus: Les Hormesouts

Ces 4 fils sont une représentation, une réalisation opérative de l’être qui marque le passage à l’acte  de la sagesse de la volonté, de la  force. 4 piliers qui maintiennent l’intégrité de l'être humain, support de la manifestation divine, 4 comme les 4 orients à travers lesquels, l’homme prend conscience des objectifs de son incarnation et peut se reperer.

Les Hormesout sont souvent figurés avec une tête humaine. Ils représentent la réalisation opérative de l’être qui marque le passage à l’acte de la volonté, la sagesse et la force.

*Amset ou Imset ou Imsti . C'est la figuration de l'Est; l' Orient.   Représenté toujours avec une tête humaine. Normalement c’est le pouvoirvital de l'être, il est la partie raisonnable qui maîtrise la pensée humaine. Son canope contient le foi. Associé à Shou, qui  est  le vide lumineux (le faucon est une forme de Shou).
* Hapy à
tête de cynocéphale, c'est l' Occident l'Ouest, c’est la force  de fécondation germinante, enfouie au plus profond de l'être, c'est l'idée du germe à introduire dans la materia prima  pour l’animer. Hâpy, c’est la sagesse, son canope contient les poumons. Associé à Tefnout, l’épouse de Shou.

     *Douamoutef tête de loup. Nord, c’est la force, il assure la cohésion de la matière, il représente aussi l’harmonisation des principes dualistes, la résolution des antagonismes essentiels (nos antagonismes sont les failles de nos esprits, le laboratoire de nos expérimentations, quand j’aurai résolu mes antagonismes, j’aurai compris que cette résolution est une des choses les plus douloureuse (c’est le yin et le yang du Tao). Son canope contient l’Estomac (digérer nos antagonismes). Associé à Geb il tient le constituant Ka entre ses mains. Ce Ka fait un vase, cette tête à l’intérieur du vase est le moi, autrement dit c’est dans cet égo qu’il va falloir résoudre mes contraires

      *Kébehsennouef (celui qui rafraîchit ses frères) représenté avec une tête de faucon. le sud manifeste le souffle d’Horus, dédoublement de l’unité de la protomatière qui a provoqué le déclanchement de la création, c’est le 1 qui est devenu 2. Son canope contient les intestins qui sont un des 3 labyrinthes de l’être humain (les autres sont le cerveau et les empreintes digitales). Pour comprendre le labyrinthe, il faudra l’intégrer, raison  émotion…

     Pour les égyptiens le ventre est le siège du Héka, c'est-à-dire de la       magie, la magie étant un mode d’appréhension divin de l’Univers.
    Associé à Nout, le ciel qui accouche de l’univers.
Il tient une forme humaine momifiée le Ka,  support des métamorphoses horiennes.

 

 

 

 




Extraits selon les contenus des séminaires de Mr Lachaud 

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 12:02

Le Monde de l’Egypte Antique est complexe, il établit un système de correspondance permanant entre le ciel et la terre, entre le Haut et le Bas, le divin et l’humain.

Dans ce labyrinthe sacré, on rencontre autant de principes masculins que féminins ; Dieux à polarités multiples, icones inversées dans le miroir d’un devenir permanant.

Neith de Saïs illustre toute la richesse de la divine féminité. Dans son sanctuaire sacré de Saïs, l’approche divine se pratiquait sur un mode très particulier qui mettait en jeu le Tir à l’Arc et le Tissage, une ascèse de croisements et de rythmes maitrisés, une spiritualité basée sur l’accomplissement parfait des gestes efficaces, sur la respiration juste, la respiration des Chemsous.
En Egypte ancienne on ne croit pas en Dieu, on l’expérimente en fonction de son degré d’avancement spirituel et de la force de son désir d’être autrement.

Neith, féminité spirituelle, mère du Soleil à la pointe du jour, divine Tisserande dont la navette blasonne la poitrine du cobra royal,

Neith la démiurge qui provoque la vibration primordiale de la vie dans le Noun, sous la forme d’un poisson d’or fin,

Neith la guerrière tirant ses flèches comme autant de rayons solaires au centre d’une cible qui n’est autre que notre cœur pensant et conscient,

Neith porte en elle la rigueur des rites, la beauté des mythes et la toute puissance des netjerous.


Tout les grands initiés de l’Egypte pharaonique séjournèrent en son Temple, afin de s’initier aux arcanes de la matière humaine et de l’essence divine,

Sur le Temple de Saïs était écrit :
"
Je suis ce qui est, ce qui sera, ce qui a été

Nul mortel n’a soulevé le triple voile qui me recouvre.
Le fruit que j’ai enfanté est le soleil
."

Saïs capitale du Vème nomme de la basse égypte, dont le nom hyéroglyphique est Dep, ville sainte, avait comme mission la protection des couronnes royales, comme à Abydos, on y pratiquait les grandes panégyries d'Osiris.
Neith est l’androgyne primordial, en elle se concentre, la semence humaine et divine.

A Saïs on l’appelait "Père des Pères et Mère des Mères" sa navette est inspire et expire.

Vierge guerrière ses attributs sont les flèches croisées et le Bouclier ; le tir à l’arc est l’art martial sous l’égide de Seth et Horus, auquel venait s’exercer en son Temple de Saïs, la fraternité chemsou, bien qu’elle ne pratiquât que le corps à corps en combat !
Neith associée à la légende Osirienne tisse ses bandelettes destinées à la momification, filets servant à capter ce qui est abstrait en fixant l’esprit

 

Pythagore et Platon apprirent chez elle à aspirer le souffle divin, revenus dans leur patrie, ils feront d‘elle Athéna qui veille à la sacralité des téménos et à la pureté des rites initiatiques.
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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 10:10

 

 

 

C’est une investigation de l’univers égyptien, on y rentre par le biais du rite et du mythe. C’est la partie la plus subtile de la pensée égyptienne. C’est  une investigation  de nous même, d’ailleurs les égyptiens disaient :
""je suis l’enfant d’hier sur la route de demain".

 

Coutume était chez les anciens égyptiens, de ne jamais exposer leur enseignement de façon explicite, de prendre souvent les choses  à rebours.  Ce mode lamine toute certitude et tout dogmatisme (ne pense rien ne croit rient si tu ne l’as expérimenté). Pensée exprimée plus par des images que des concepts (image= voie humide de l’alchimie). Or, l’Égypte a exalté l’image pour en faire un enseignement. Pas de syllogisme dans la pensée égyptienne, ils partaient du concret pour arriver à l’abstrait (ex : oreille= entendre =comprendre= Athor). La pensée hermétique occidentale est un jeu d’image basé sur la pensée égyptienne. Il faut considérer l’image avec prudence, surtout ne pas faire  d’arrêt sur image. Une image ne traduit jamais quelque chose de définitif, il faut recomposer l’avant et l’après
ex : les scènes de Louxor,  sont des suites d’images, mais des images dans le désordre. Elles évoquent mais ne démontrent jamais rien, elles jouent sur des registres de symbole et correspondance (nécessité d’une expérimentation opérative).

"Expliquer le symbole c’est le tuer " nous dit Schwaller de Lubictz

Il faut mettre l’image en synergie avec nous.

 On ne définie pas, on considère les différents aspects du problème, cette civilisation de lettrés n’a jamais pondu un dictionnaire !

 En définissant un mot on s’éloigne de sa source et la quête du sens étymologique nous éloigne du sens profond. La pensée fonctionne sur les rythmes conscients de la nature, rien n’est stable, rien n’est fixe, tout est changement (khépri=Reper ou Répérou au pluriel). Rien ne s’annule tout se transforme, nous ne sommes pas dans un temps linéaire mais cyclique. Pas de point zéro, tout se définie en fonction des rythmes de l’univers

Quand dans une éloge funèbre, il se disait :"il a réalisé ses  répérou" cela voulait dire:" il a comprit que son existence n’est qu’une suite de changements et il l’a assumé"………
Pas de certitude, des vérités relatives dépendant des dieux et des changements rien ne s’annule tout se transforme,  pour être bien il faut être en opportunité avec les cycles. On ne lutte pas contre le temps on l’intègre, chaque seconde est unique, pas de projection, on est dans l’ici et maintenant.

 

 

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Nefer Hotep

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