Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 19:38

bruno 

Bruno Giordano est né en janvier 1548 à Nola, bourgade proche du Vésuve . Son nom de baptême est Filippo. Sa famille est modeste (son père est « homme d'armes »). L'école la plus proche lui donne une instruction imprégnée d'Humanisme, d'auteurs classiques, d'études de la langue et de la grammaire latine. Marqué et rebuté par le pédantisme qui accompagne l'enseignement, il part rejoindre l'université, de Naples, où il découvrira la mnémotechnique, qui constituera rapidement l'une de ses disciplines d'excellence. Il prend aussi des cours particuliers, qui le mettent au cœur des débats philosophiques entre Platoniciens et Aristotéliciens. Sa culture Humaniste, va s'enrichir d'un apport théologique déterminant. Il entre le 15 juin 1563 chez les Frères prêcheurs de San Domenico Maggiore, prestigieux couvent Dominicain, où fut inhumé st Thomas d’Aquin, pour la qualité des titres qu’il attribue, titres incontestés et réputés dans toute l'Italie, et trouver un précieux refuge en ces temps de disette et d'épidémies. Il y rencontre Giordano Crispo, maitre en métaphysique, auquel il rend hommage en adoptant son prénom. Il est alors un dominicain modèle, vivant selon la devise "verba et exempla " . Il est ordonné prêtre en 1573. Lecteur en théologie en 1576,  accusé d’hérésie, il s’enfuit et abandonne son habit de dominicain pour commencer une vie d’errance . Il possède le goût de l'Hermétisme et  une passion pour la cosmologie, détachée de l'approche théologique. La rupture qui couvait finit par être consommée. Dès sa première année de noviciat, il avait ôté des images saintes de sa chambre, notamment celles représentant Marie, s'attirant l'accusation de profanation du culte de Marie. Au fil des années, les heurts deviennent plus durs, tout particulièrement au sujet de la Trinité, dogme qu'il repousse. On l'accuse d'avoir lu et étudié des livres interdits. En février 1576, il doit abandonner le froc dominicain et fuir, une instruction ayant été ouverte à son encontre qui doit le déclarer hérétique. Dans un premier temps, Bruno espère rester en Italie. Il survit, de 1576 à 1578, par des leçons de grammaire ou d’astronomie, mais sa condition d’apostat l’amène à changer fréquemment de ville ou de région : Gênes, Noli, Savone, Turin, Venise, Padoue, Brescia, Naples abritent successivement ses doutes et ses recherches. Durant ces deux années, il ne pourra publier qu’un seul ouvrage, dont on ne connaît que le titre : "De' segni de tempi" (Des Signes du temps). À Brescia, il guérit un démoniaque, puis finit par s’exiler à Genève en Territoire Calviniste Mais son intégration dans la communauté ne durera qu’un temps : une dispute avec la hiérarchie (il conteste la compétence d’un de ses membres, le professeur de philosophie Antoine de la Faye) lui vaut arrestation et excommunication, le 6 août 1578. Il alterne la physique et les mathématiques, et publie un ouvrage sur la mnémotechnique : "Clavis Magna". Intéressé par l’ouvrage et impressionné par la mémoire colossale de Bruno et son travail sur la mémoire magique, Henri III le fait venir à la cour et devient son protecteur, lui offrant, jusqu'en 1583, cinq années de paix et de sécurité.  Il publiera "de umbris idearum".Passionné des "Talismans magiques" de Ficin sans se laisser entraver par les inhibitions chrétiennes, Giordano se passionne pour l’Hermétisme Egyptien et n’a de cesse de se référer au Trismégiste à travers le Corpus Herméticum " ; l’unité du tout dans le Un" est un thème récurrent dans son œuvre. Philosophie et religion sont une même chose et toutes  deux hermétiques sont liées à "l’école d’Alexandrie "à travers la version latine de Ficin du Corpus Herméticum sans toutefois mépriser la Kabbale. Il figure parmi les philosophes attitrés de la cour. Henri III lui octroie une chaire. En 1582, son talent d’écrivain ironique, lyrique et imagé se décline dans "Candelaio" , comédie satirique sur son temps. En avril 1583, Bruno se rend en Angleterre, à Londres puis à Oxford, où il reçoit un accueil hostile. Précédé par une réputation brillante mais sulfureuse, Les ouvrages publiés à cette époque explorent les champs de la morale et de la philo, mais ils ne sont en fait que de gigantesques traités d’Hermétisme. La vérité de Giordano n’est ni chrétienne ni orthodoxe, elle est égyptienne et magique. Son admiration va à Albert le Grand, Nicolas de Cues, Paracelse, Corneille, Agrippa de Netteisheim . Dans ses ouvrages "La Cena de le Ceneri ". "De la causa, principio", "e Uno ". "De l’infinito, universo e Mondi ". il expose sa vision cosmographique audacieuse et révolutionnaire. Il y soutient les thèses Coperniciennes du monde, et va au-delà encore en imaginant un univers peuplé d’une infinité de mondes :

"Nous affirmons qu'il existe une infinité de terres, une infinité de soleils et un éther infini ". exprime t-il

En 1585, trois nouveaux ouvrages approfondissent et poursuivent ses audaces :

-"Spaccio de la Bestia Trionfante "(L’Expulsion de la bête triomphante) s'attaque aux attitudes calvinistes et catholiques.

-"Cabala del cavallo Pegaseo "(La Cabale du cheval Pégase), opuscule satirique, démolit systématiquement la vénérable référence aristotélicienne.

-"De gl’ heroici furori "(Les Fureurs héroïques) élimine l’idée d’un monde centré, présente un univers où Dieu n’a plus de lieu.

En octobre 1585 il retourne à Paris, il n’écrira plus jamais comme il avait écrit en Angleterre et abandonnera à jamais l’italien. Il y entreprend une critique serrée d'Aristote, avec "Figuratio Aristotelici Physici Auditus" et "Centum et viginti articuli de natura et mundo" (120 articles sur la nature et le monde). Mais les positions religieuses se durcissent : Henri III ne peut plus se permettre de défendre un révolutionnaire du savoir. De plus, une dispute avec Mordente, géomètre associé aux Ligueurs l'accuse de plagiat en s’attribuant la paternité du compas différentiel. Il le traite "d’idiot triomphant". Exilé en Allemagne en juin 1586, afin de ne pas tomber aux mains de la Ligue l'université de Marbourg puis celle de Wittenberg l’accueillent. A l’automne 1588, après des heurts avec sa nouvelle hiérarchie, Giordano Bruno apprend son excommunication de l’église luthérienne. Il resta 6 mois à la cour de Rodolphe II qui protégeait alors alchimistes et astrologues, puis reprend la route, en Allemagne ; ses ouvrages témoignent alors de sa volonté d’organiser sa pensée :"De triplici minimo et mensura, "réflexions sur l’infiniment petit (précurseur des études sur l’atome). "De imaginum, signorum et idearum compositione" (De la composition des images, des signes et des idées), introduit un prodigieux système mnémotechnique. À l'issue d'une dernière expulsion à Francfort, un séjour à Zurich, Bruno accepte en août 1591 l'invitation à Venise d'un jeune patricien, Giovanni Mocenigo à travers Battisti Cioto le marchand de livre. Il réside 3 mois à Padou où vit Pinelli qui fait de sa maison et de sa bibliothèque un centre d’érudition qu’il quitte en mars1592.  Mocenigo et Bruno ne s’entendent pas, Mocenigo attend de Bruno qu'il lui enseigne la mnémotechnique et l’art d’inventer. Le patricien considère vite qu’il n'en a pas pour son argent, alors que Bruno considère que sa présence est déjà un honneur pour son hôte. Déçu, Bruno veut repartir et froisse Mocenigo, qui essaie de le retenir prisonnier puis, ne parvenant pas à  le soumettre, finit par le dénoncer à l’inquisition vénitienne, le 23 mai 1592. Bruno est arrêté, jeté à la prison de San Domenico di Castello.On de demande d'ailleurs si les intentions de Mocenigo, n'était pas au départ la chutte de Giordano...

Aprés huit années, de procédure, d’un acte d'accusation qui évolue. et se concentre sur ses positions théologiques hérétiques : sa pensée antidogmatique, le rejet de la transsubstantation que le concile de Trente vient de confirmer, de la Trinité, son blasphème contre le Christ, sa négation de la virginité de Marie, sa pratique de l’art divinatoire, sa croyance en la métempsychose, sa vision cosmologique,  l'acte d'accusation ne cessera de croître.

Blanchi par les tribunaux vénitiens, Bruno est presque libéré. Mais la Curie romaine semble vouloir lui faire payer son apostasie. Sur intervention personnelle du pape auprès du doge, (une procédure tout à fait exceptionnelle), Rome obtient l'extradition et Bruno se retrouve dans les redoutables geôles vaticanes du Saint-Office.

En 1593, dix nouveaux chefs d'accusation sont ajoutés. Bruno subit sept années de procès, ponctuées par une vingtaine d'interrogatoires menés par le cardinal Robert Bellarmin, qui instruira aussi le procès du système de Copernic en 1616.

 La foi de Giordano est celle d’un hermétiste néo platonicien qui n’accepte pas de considérer "l’intellectus" ou "Filius Dei" des Hermetica comme la deuxième personne de la trinité son attitude nie l’identité entre "le filius dei hermétique" et la deuxième personne de la trinité chrétienne, élément fondamental qui rend l’hermétisme de Giordano purement égyptien, la religion Hermétique égyptienne n’étant nullement considérée comme" une prisca théologia" anticipant le christianisme mais comme une vraie religion.



:"Je ne recule point devant le trépas et mon cœur ne se soumettra à nul mortel. "dit il.  Le pape Clément VIII somme une dernière fois Bruno de se soumettre, mais Bruno répond : " Je ne crains rien et je ne rétracte rien, il n'y a rien à rétracter et je ne sais pas ce que j'aurais à rétracter. "



Le 20 janvier 1600, Clément VIII ordonne au tribunal de l'Inquisition de prononcer son jugement qui le déclare hérétique et le condamne à être remis au bras séculier pour être puni,  avec autant de clémence qu'il se pourrait et sans répandre de sang ...

À la lecture de sa condamnation au bûcher, Bruno commente : "Vous éprouvez sans doute plus de crainte à rendre cette sentence que moi à la recevoir. ". Le 17 février 1600, mis à nu, la langue entravée par un mors de bois l'empêchant de parler et de crier, sur le Campo Dei Fiori il monte bûcher ..

 

 

Les ouvrages de Giordano Bruno sont toujours publiés notemment par la maison d'édition:"Les Belles Lettres"

 

Repost 0
6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 06:02

Fulcanelli- Julien Champagne 

Entre 1926 et 1930, apparaissent deux ouvrages " Le Mystère des Cathédrales" et " Les Demeures Philosophales " dédiés aux Frères d'Héliopolis et préfacés par Eugène Canseliet.

 Deux monuments dédiés à l'Art sacré et à l'Ésotérisme du Grand Œuvre, enjolivés par les dessins de Julien de Champagne. Derrière ces textes hermétiques qui ont fait couler beaucoup d'encre se cache un adepte, un homme ou un collectif mystérieux nul ne sait officiellement, beaucoup spéculent et nombreux sont ceux qui font croire qu'ils savent qui se cache derrière le pseudo de FULCANELLI.Fulcanelli2.jpg

 Bref vous l'avez compris, ce Mystère occupe beaucoup de monde qui s'agite et se volatilise autour de cette énigme Fondamentale, ce qui évite de se fixer sur le Grand Œuvre sujet réel de ces publications.

Pour le cherchant le problème n'est pas "qui est qui" mais de rassembler les morceaux d'une trame laissée par les adeptes à travers les siècles cela demande rigueur, vigilance et persévérance. On  parle aux yeux de l'esprit et à l'intelligence du cœur. Travaille et Prie nous dit Mère Nature, explore ce "rien où gît tout" qu'est notre Materia Prima.

 

Ceci dit pour les Fans le 30Avril au Pradet(var) à "l'Espace des Arts" se tiendra un colloque Fulcanelli et les éditons 3 R viennent de rééditer un Index de l'œuvre du Maître.

Repost 0
31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 18:29

maat

Que cette nouvelle Année, se place sous les ailes de la Maat

Que sa Force nous soutienne

Que sa Beauté nous guide

Que chacun ouvre sa conscience  et son coeur

En Homme juste et bienveillant

Que cette matière qui nous emprisonne

Laisse glisser la légèreté de notre être.

En 2011, je vous souhaite d'être

Dans votre être.

Repost 0
6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 15:42

Karnak : Chapelle rouge-d'Hapchepsout

"Il y a peu de choses à faire, mais beaucoup à supprimer

Il n'y a pas de croyances à imposer, mais beaucoup à éliminer.

Il s'agit d'apprendre à voir en réalité, à entendre intérieurement,

à agir consciemment"

 

 

Isha Schwaller de lubicz

"L'ouverture du chemin"

Repost 0
21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 07:53

Aprés quelques mois de silence, je reprends le plume aujourd'hui avec tristesse. Cet article est en fait un avis de décès.

 Celui d' une librairie, un des derniers bastion de résistance dans un monde où le livre n’est souvent plus qu’un décor, un objet sur une étagère métallique.
La bas, les rayonnages étaient à l’ancienne, les libraires à l’écoute, il y avait même une petite table en bois et une chaise pour celui qui veut consulter prendre son temps……..

Eh oui!

etoile-du-mage.jpg

Il était un lieu qui sentait bon le bois l'encens et le papier, un lieu de rencontre. Bref une librairie à l'ancienne comme on les aime . Philipe et Laurence  étaient là avec un sourire, un café, un conseil.

 Chacun passait faire une pause dans ce havre de paix hors du monde et ressortait la tête pleine d'étoiles. Vous y rencontriez le Cherchant, l'Allumé, l'Illuminé, un vieux livre relié à l'odeur âpre du papier ancien.

 Vous cherchiez un ouvrage, pas de problème Philippe vous le trouvait un mois, dix mois, un an aprés même....

Et Laurence s'occupait des commandes classiques avec rigueur, allant même jusqu'à vous appeler pour vous dire gentiment"votre ouvrage est arrivé, passez quand vous voulez.........."

Personellement, j'avais l'habitude de dire "l'Etoile du Mage", c'est ma segonde maison, j'adorais aller fouiller entre les rayonnages à la recherche de trésors  qui sentaient bon le cuir et le papier ancien, bien sur je ne pouvais tout acheter, alors je me pausais sur la petite table en bois feuilletant amoureusement, j'avais même un papier et un crayon mis à ma disposition par Laurence ou Philipe pour prendre des notes, guidée par un fond de musique ambiante.

Combien d'échanges, de livres, de rencontres m'ont nourri au sein de cette Etoile, je ne saurais dire mais ce fut riche, trés riche...........

Aujourd'hui" l'Etoile du Mage" ferme ses portes à jamais, tuée par internet, et la vie moderne. Nombreux s'étonnent "comment un tel lieu peut il disparaitre?...

Ma question est comment avons nous pu laisser s'éteindre cette flamme?

Nous la pension immortelle, nous glissions sur la vague du Web, sachant qu'à côté il y avait toujours" l'Etoile du Mage", mais l'étoile s'etéignait petit à petit dans l'indifférence...

Pris par nos vies, par l'ouragan de ce monde qui nous broie, nous avons laissé mourrir un lieu unique. Fini les conférences riches et sympathiques où l'on pouvait échanger autour d'un verre, fini les rencontres particulières avec Dominique Bertrand, Serge Caillet, Jacqueline Kelen, Patrick Burensteinas. L'Heure est à la Grande Distribution, celle qui se vend, ne s'échange pas, celle où le don n'existe pas où la profondeur est surface.

 Une librairie, une vraie librairie est morte aujourd'hui, et de nombreuses ont déjà disparu. Alors si vous connaissez un lieu comme celui- ci, qui a encore résisté, préservez le et souvenez vous que le livre comme le disait Suarez:" est le dernier refuge de l'Homme libre". Prenez soin de cette liberté de qui se meurt un  peu plus chaque jour.

 

 

Je terminerai cet article en remerçiant Philippe et Laurence pour avoir si bien pris soin de nous. Qu'ils n'oublient pas maintenant de prendre soins d'eux-même. Ils nous ont beaucoup donné.

Repost 0
24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 09:18

 

hypocephale IA partir de la XXVème dynastie, on a retrouvé placé sous la tête de la mommie des disques de papyrus, de toile, de bronze ou de bois. L’importance des ces objets qui appartienne à l’orbe de la magie est affirmée dans le Chapître 162 du "Livre des Morts " sous l'appellation:

Formule pour faire naître la flamme sous la tête des bienheureux ";feu doux et rayonnant, auréole protectrice autour du coup et de la tête, feu lunaire sous l’influence de Thot qui éclaire la tombe pendant le passage dans la Douat lors des 12ème heure de la nuit. Lumière précieuse qu’est ce disque sous la tête du défunt, elle va lui permettre de voyager dans l’au-delà, de franchir la difficile 7ème heure où surgit Aapep le grand serpent dragon, elle va révéler au défunt voyageur les nom secrets des  portes de la Douat, autant de vocables magiques qu’il faut connaître pour passer de l’autre côté. Au centre de ce dique divisé en trois partie, le sujet principal est une vache, elle se nomme Ithet, et se tient devant les Hormesout(4fils d'horus), issue de la comogonie d'Esna, elle est mère du soleil sortant du Noun en tenant le disque au centre de ses cornes. C'est la divinité protectrice de la tête qui défend son fils défunt contre Aapep et toutes les formes de chaos. Rajoutons que le défunt la porte en amulette autour de soncou. C'est elle qui va révéler le nom secret qui va permettre au voyageur d'être identifié. Le chapître 162 du "livre des morts"s'exprime ainsi:

"PA-En-Hq-HGN est ton nom, IRI-IQRS-INQ-RBT est ton nom;Queue de Lion-Bélier est ton nom;KHRST est ton nom".

Les bandeaux en hyéroglyphes tout autour sont en général des extraits de ce même chapître, présentés avec d'infinie variantes.

hypocéphaleSur ce deuxième hypocéphale, nous retrouvons le bélier à quatre têtes qui permet de regarder les quatre Orients et d'avoir la maîtrise de la navigation. Cette image de bélier est totalement alchimique, c'est le "feu secret", le moteur divin de l'oeuvre, la chaleur rayonnante qui va envelopper la tête du défunt et en faire un Neter. Thot est bien là, représenté en 4 exemplaire de chaque coté, n'oublions pas que 8 est son chiffre, et cela nous revoie à son aspect lunaire, il éclaire la ténèbre et permet de distinguer les formes mystèrieuses que l'on rencontre dans la Douat...

...

Repost 0
22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 09:06

QUMRANQumrâm un nom magique, qui continue à faire phantasmer de nombreux cherchants. Qumrân, un plateau désertique qui surplombe la Mer Morte, quelques ruines façonnées par le soleil et le  vent...

En 1947 un bédouin entrant dans une des nombreuses  grottes découvre dans des jarres  quelques rouleaux manuscrits emballés dans des étoles de lin....

Les textes sont copiés sur des rouleaux de cuir huilés cousus avec des nerf de boeuf et les lettres sont tracées à l'encre noire au calame ou à la plume, sous une ligne  tracée à la pointe de fer.

Au total 900 manuscrits reviendront à la lumière de notre ère, dont un quart se révèlent être des textes bibliques..

Le Grand rouleau d'Isaïe, le commentaire d'Habaquq et la Règle de la communauté seront exhumés dans un un premier temps, puis viendront  l'Apocryphe de la Genèse, le Livre de Josué, le livre d'Hénoch, des rouleaux de cuivre retraçant la cachette d'un trésor. La classification faite par le père QumrânJésuite R de Vaux et J Milik séparera les manuscrits en 2 catégories, les "bibliques" et "non bibliques" et les premières traductions apparaîtrons en 1955. Parmi "les manuscrits de la mer morte" 200 sont bibliques en hébreu et quelques uns en araméen. Le Pentateuque (genèse, exode, lévitique, nombres et Deutéronome) représente 43% à lui seul des manuscrits trouvés..

Ces manuscrits de Qumrâm dans l'ensemble se révèlent proches des textes Massorétiques  et nombreux correspondent à l'original hébraïque à partir duquel fut effectuée la Septante. Ils seraient  le fruit d'une fraternité d'ascètes  avec des rites, des règles de vie et des fonctions propres. On pense qu'il s'agit des Esséniens dont les règles de communauté ont largement été diffusées. Certains pensent d'ailleurs que Jésus fut un des hôtes de Qumrâm .

 

Si vous voulez en savoir plus je vous renvoie au  blog "la kabbale du Goï" qui a fait plusieurs articles sur le sujet et surtout à l'excellente expo de la BNF qui expose en ce moment ces manuscrits. Cette exposition est très bien faite et on ne peut qu'être émue face à ces rouleaux impeccables qui se déploient sous nos yeux, grand et majestueux témoignages d'un passé qui ne cesse de nous interroger. Tout est si bien conservé que les hébraïsants pourront lire dans le texte . Tout n'est pas exposé bien sur car les textes de Qumrâm ont été dispersés au Vatican et à Jérusalem entre autre. Notre société passe son temps à disperser, à créer la polémique s'attribuant dans des jeux de pouvoir, le droit de Véto sur des documents qui font partis du Patrimoine Universel. Ces documents seraient ils dangereux, bouleverseraient ils des croyances...

Tout est a des découvrir,, à chaque cherchant de prendre son bâton pour se faire son opinion au delà de tout ce qu'on veut bien nous dire et nous laisser croire....

Repost 0
21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 20:03

meroé 001Le temps des vacances approche, aussi si vous allez à Paris je vous conseille une "petite expo" qu'abrite actuellement le Musée du Louvre: "Méréroé un Empire sur le Nil"

Diodore de Sicille et Strabon nommait ce territoire qui commence au dessous de la deuxième cataracte le "pays des visages brûlés".

Méréroé subtil mélange de l'Afrique et de la civilisation Égyptienne. Amon règne en maître dans ses Temples construits selon les modèles de Kemet. Un millénaire avant notre ère, alors que les dynasties nubiennes avaient adopté les tumulus, les KOUCHITES  se lancèrent dans la construction de pyramides flanquées sur leur côté Est d'une chapelle funéraire avec  pylône d'entrée et sanctuaire à salle unique. Les rituels d'essence Égyptiennereposent sur la Saga Osirienne et l'écriture hyéroglyphique  se déploie sur cette terre  comme la beauté des oiseaux Ba qui glissent dans le ciel de ces îlots Égyptiens

Au  IIIème siècle de notre ère, Méréroé amorce son déclin et la dernière pyramide sera construite vers 350.

C'est tout cela que vous raconte cette expo, le miracle de l'Egypte qui survit loin de la terre des Neterous . Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir la beauté des regards, la lumière,  l'humilité des objets proposés, bref la beauté de cours instants magiques.

 

meroé

Repost 0
27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 09:14

mariage-manu-048.JPGJe me suis endormie, vous ai je dit, un long sommeil qui dure, celui de l'incubation, difficile pour moi d'écrire en ce momment je suis à l'intérieur. dans une succession de Mues, de Métamorphoses,

 Dans les sociétés traditionnelles, la préparation de l’initiation se fait dans un endroit solitaire et des plus obscurs : hutte, caverne, nécropole, crypte, île souterraine, ventre du monstre, matrice de regressus ad utérum dans la Terre-Mère. Je suis donc dans ma "terre " les mots se dissolvent dans cette active inaction. Mon coeur bat differemment, il initie une autre vibration. Dans ce contexte, mes épreuves ne sont pas symboliques, mais bien réelles, autant d'épreuves pour apprendre à gérer la douleur, la violence. Autant de silences pour appréhender dans mon tumulte, un des maillons de ma trame et saisir le fil qui d'Ariane qui me conduira à mon coeur. Le siège de ma conscience est assailli par mes dualités, mes errances. Je ne sais quand reviendra le temps d'écrire. Je sais seulement que nous sommes au printemps saison favorable à l'ouverture des travaux, la nature est magnifique et cette année mon jardin se couvre se coquelicots  sauvages. Aprés ce long Solvé, je sens venir le temps du Coagula, aussi vous dis je à bientôt

 

 

Repost 0
3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 16:46

Visages d'Egypte 0243 

Je m'étais endormie, dans une nuit où je ne distinguais que des ombres, mes yeux me démangeaient, un Herpès était venu les y habiter me plongeant dans la nuit. Une nuit noire peuplée d'ombres. Une de ces nuits où l'on se retrouve sans repères habituels, impossible de lire car les yeux brulent d'un feu dévorant. Nuit initiatique, propre à la mise en place de tout ce qu'on a pu enregistrer dans son parcours initiatique. A quoi sert un processus initiatique, simplement à lancer des sondes dans le mystère, essayer de capter de manière subtile ce qui peut être de l’autre coté de tout ce qu’on peut savoir,un bain dans le mystère.

Dans la pensée hermétique, l’important est d’ouvrir une brèche, d’attraper ce fil et de le suivre jusqu’au bout, le fil est ce qui sert pour voyageur dans le labyrinthe "la métisse grecque" avec l’intelligence du veilleur de scarabée qui s’adapte et se méfie des poncifs. Une base de l’hermétisme, c’est apprendre à penser autrement, ne pense pas comme le vulgaire, apprend à penser autrement. Inconfortable situation à laquelle on est confronté lorsqu'on est privé de la vue même de façon momentanée. On perd la lumière connue pour rentrer dans un autre monde baigné par une autre lumière, celle du coeur Hib et dans tous les cas il ne faut pas venir polluer cette lumière par celle qui est dans nos yeux.

L’aveugle baigné par la  lumière de son coeur devient Hirti "voyant" et voit autre chose autrement...

Notre existence est un labyrinthe dans lequel il ne faut pas se laisser piéger. Un labyrinthe est un espèce d’espace temps et notre vie est cela, quelque fois nous avons tendance à tourner en rond, le seul moyen est d’exercer et d’utiliser son intelligence subtile pour sortir du labyrinthe. La vie magique m'a obligé à sortir de mon labyrinthe autrement qu'avec mes yeux.

Au fond nos existences sont peut être faites pour sortir des pièges que nous mettons nous même en place...

L'expérience du noir oblige a avoir une démarche volontaire et personnelle pour s’inscrire en permanence dans un réseau d’échange énergétique autre, elle oblige à sentir, à écouter autrement, à se mettre à l'écoute réelle dans un autre type de perception,

Un symbole n’est pas un concept intellectuel, il est vivant et il agit. Je l'ai testé dans mon épreuve du noir, et la descente dans ma crypte intérieure. Une crypte peut se transcrire dans une de nos épreuves vitales, pour sortir, ne pas oublier d’allumer sa lumière intérieure. Dans le papyrus magique du Louvre, il y a cette phrase :

 

"car dans le sommeil, l’apparition de l’ombre te guide vers ce qui t’es montré à travers un rideau transparent."

 

La science hermétique n’a d’autres objectifs que de nous faire prendre conscience de la lumière cachée, de l’ombre. Pour voir cette lumière il faut un regard actif, un texte égyptien d’Hermopolis dit que pour voir cette lumière et son ombre il est nécessaire de traquer son propre mystère, travail sur l’ombre qui fait parti de nous et sollicite notre désir de mieux comprendre d’abord ce que nous sommes et ce que nous sommes par rapport à la création. Ce travail sur notre conscience de l’univers est ce qui permet à l’univers de se perfectionner, c’est pour cela que les égyptiens disent : qu’en travaillant sur soi même on travaille sur l’univers. C'est-à-dire la disparition mystérieuse de la lumière qui plonge le monde dans une ombre fugitive mais inquiétante. Soudain le jour devient la nuit, il s’agit alors de scruter les ténèbres, de descendre au fond de nous. Nous avons deux yeux ; les Oudjats sont souvent par paire, nous tombons dans les problèmes directionnels de droite et de gauche. L’œil droit correspondra aux forces solaires Horiennes masculines créatrices, portées vers l’avenir, l’œil gauche aux forces lunaires Osiriennes féminines accueillantes fécondantes, mais tournées vers le passé. Noir mélancolie pour descendre au plus profond de soi-même et y rencontrer notre ombre. Vérité acquise par l’expérience dans le noir, inédite et qui n’a rien d’intellectuelle. Mais qu’est ce que l’éternité ?

C’est d’échapper au temps linéaire, à la matière, c’est un retour cyclique de la lumière du futur, le temps ici s’annihile. Chaque dormeur qui se réveille est un soleil qui se lève pensaient les anciens Égyptiens.

 Mon expérience du noir, de mes ombres , avants de rencontrer d'autres ombres derrière mes murs, m'a permis de rencontrer une autre transparence, un autre soleil brille maintenant, une petite gêne dans mon œil gauche est là persistante pour que l'enfant d'hier sur la route de demain, vive son ici et maintenant tourné vers l'aventure de sa vie en accetant de déplcer ses ponts d'amarages.

Repost 0

Nefer Hotep

  • : Le blog de Meretseger
  • Le blog de Meretseger
  • : Ballade sur les routes de l'Egypte, l 'Ombre et la Lumière de la terre de Kemet, sa spritualité.
  • Contact

Profil

  • meretseger
  • Une Passion l'égypte
Une Quête, celle de moi-même, qui me rendra Libre et Vivante
.
  • Une Passion l'égypte Une Quête, celle de moi-même, qui me rendra Libre et Vivante .

Recherche

Archives

Pages